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Bayard et le crime d’Amboise

C’est à l’occasion du Festival Rue des Livres, à Rennes, où j’ai eu le plaisir de rencontrer Eric Fouassier que j’ai fait l’acquisition de ce roman, premier volet d’une trilogie. Je n’ai pas tardé à me plonger dans ce polar historique et au bout de deux pages, j’étais déjà complètement absorbée par l’histoire…

L’action se déroule en 1498, au château d’Amboise. Le roi Charles VIII décède brutalement des suites d’une mauvaise chute. Tout le monde croit à un malheureux accident sauf Pierre Terrail, seigneur de Bayard, qui s’est récemment illustré par son courage et sa bravoure à la bataille de Fornoue. Ce dernier obtient du premier chambellan Philippe de Commynes et de l’épouse du roi, Anne de Bretagne, quelques jours pour mener son enquête, comprendre ce qui s’est réellement passé et surtout qui a pu commettre ce crime.

Il sera aidé dans sa quête par la délicieuse Héloïse Sanglar, fille d’apothicaire et femme de tête, qu’il a rencontrée lors d’un tournoi de jeu de paume. Face à eux, un assassin sans pitié mais qui semble n’être qu’un des rouages d’une terrible machination…

A la lecture de Bayard ou le crime d’Amboise, on devine que l’auteur, Eric Fouassier, a pris grand plaisir à faire ce bond en arrière dans le temps et à se couler dans une époque lointaine où l’hérédité et l’épée dictaient leur loi. L’histoire est menée tambour battant, avec une sorte d’allégresse à laquelle le lecteur ne peut pas résister. Tous les ingrédients du bon polar historique sont rassemblés : une intrigue bien ficelée, des rebondissements en série, des duels dignes du Bossu, des méchants prêts à tout et les beaux yeux d’une jeune femme auxquels notre héros ne peut résister…

L’auteur a fait de nombreuses recherches et s’est amusé à glisser ici et là quelques mots empruntés au passé. On devine qu’il a également porté une grande attention aux détails. Les vêtements, l’atelier de l’apothicaire, les instruments du bourreau, la disposition des salles du château sont si précises qu’on s’y croirait…

Loin des flics dépressifs venus du nord, ce Bayard pur et audacieux a tout pour séduire les lecteurs et les lectrices et il me tarde déjà de le retrouver dans la suite de ses aventures.

Allez Eric, au travail, vite, vite! 🙂

Rien qu’une belle perdue

Excellente surprise que ce polar pris par hasard à la médiathèque. J’avais déjà fait un essai avec un autre auteur dans cette collection et le courant n’était pas passé. Mais là, bingo, bonne pioche!

Tout d’abord, le style fluide m’a plu. Pas d’effets de manche, pas de phrases bancales à force d’avoir été travaillées. Un rythme qui coule sans accroc. Premier bon point.

Ensuite, le héros désabusé – Gaspard Cloux, flic à Strasbourg – a tout pour être attachant. Il a perdu sa femme cinq ans auparavant et élève seul – et non quelques sans difficultés… – sa fille de huit ans, Estelle. Il sait parler à son équipe sans bomber le torse et montre quelques failles qui le rendent définitivement humain…

Enfin, l’intrigue, menée de main de maître scotche le lecteur à son fauteuil. La tension va crescendo, les péripéties se succèdent et plus on tourne les pages, plus on se demande comment tout ça va (mal) finir… Les méchants sont vraiment méchants et la machination que des esprits supérieurs ont tramée est tellement retorse que Gaspard n’y voit que du feu (c’est le cas de le dire…) jusqu’à la fin…

Tout commence avec le corps d’un musicien qu’on retrouve dans le coffre d’une voiture dans un immeuble à l’abandon, dans la banlieue de Strabourg. Carbonisé, salement amoché, l’homme semble avoir été torturé avant qu’on l’abandonne à son triste sort. Quelque temps plus tard, c’est une actrice de porno qu’on retrouve chez elle, les membres brisés et le corps torturé au scalpel… Le mode opératoire rapproche les deux affaires. Et comme si ça ne suffisait pas à occuper les jours de Gaspard Cloux, sa fille tombe malade et il doit trouver d’urgence une garde-malade…

Amateurs de polars bien noirs, vous pouvez sans risque mettre vos pas dans ceux de Gaspard Cloux… Vous vivrez avec lui quelques heures haletantes et ne serez pas déçus du voyage. Un auteur que je vais suivre de près…

Un petit mot à l’éditeur : corrigez, corrigez et corrigez encore, il reste des fautes! 

Le site de l’auteur

Rien qu’une belle perdue, Eric Fouassier, Pascal Galodé Editeur, 19€90