Archives pour la catégorie Humeur

Bloguer moins…

 

… pour écrire plus. Eh oui, on a les slogans qu’on peut, en ces temps où la pauvreté intellectuelle est au sommet (de l’Etat, bien sûr!).

Je prends quelques jours de vacances et me lance ensuite dans un projet d’écriture au long cours. Je risque donc d’être moins souvent sur le net, de visiter plus rarement vos blogs et d’alimenter le mien au compte-gouttes. J’espère que vous ne m’en voudrez pas de cette désertion momentanée… Comme je ne peux pas vivre sans lire, je publierai sans doute un petit billet de ci, de là, mais avec une fréquence bien moindre…

Je vous souhaite à tous

un Noël joyeux et chaleureux

ainsi qu’une nouvelle année pleine de belles surprises livresques!

Bonnes vacances!

La Lune en enfer

Lever de lune sur la place de l’Enfer, à DZ, hier. Autrefois, il y avait là un lavoir où les femmes venaient battre le linge et colporter les ragots… Désormais, c’est là qu’on trouve la médiathèque et le Port-Musée. A flot, quelques bateaux : un langoustier breton, une gabarre sablière, un remorqueur à vapeur… qu’on peut visiter des cales au poste de pilotage. A l’arrière plan, la forme typique du clocher breton, pointu comme une aiguille. L’eau du Port-Rhu joue avec les reflets. Si on tourne la tête à droite, on aperçoit la ria qui s’enfonce dans la ville et le pont bleu. A gauche, la passerelle de bois qui relie Douarnenez à Tréboul, au-delà l’ïle Tristan et, au loin, si l’air est clair, les falaises de la presqu’île de Crozon. Ma maison est à deux pas… et toute la journée, les marées et les couleurs changeantes du ciel m’offrent un spectacle formidable. J’apprécie ma chance et ne m’en lasse pas…

Comme je suis en phase poétique, voilà de quoi accompagner les fruits de mer.

 

Sur le métal des bastingages

une folie embarcadère

ce que disent les vagues

aux marins de passage

les îles hésitent encore

dans un désordre universel

à parler de voyages

la poigne rugueuse d’un rocher

les enserre

aussi sûrement que la brume

les égare

 

 

 

Don’t say goodbye, juste leave…

Voilà ce que j’ai parfois envie de dire à l’année qui se termine. Qu’on enlève au plus vite ces guirlandes qui scintillent dans les flaques… Que cesse la frénésie des achats… Que les couples endimanchés arrêtent de tourner sur la piste… Enlevez-moi ces cotillons, cette fausse barbe et tous ces anneaux de bolduc emmêlés. Pour que le printemps revienne plus vite. Avec les hirondelles et les cerises.

Cette année, je ne veux pas de livres au pied du sapin. Ni même de musique. Je veux des bottes de sept lieues pour aller voir ailleurs si j’y suis. J’ai rayé de mon vocabulaire les mots neige, froid, manteau et, d’un souffle puissant, j’inverse le vent du nord qui fait friser la mer comme un mouton blanc. Je veux descendre sur la plage de sable et d’or et me baigner dans l’eau calme du matin. Je veux pouvoir rester la nuit sur la passerelle à regarder les étoiles et les balises du port qui clignotent pour les bateaux et le sommeil paisible des enfants. Je veux que l’année dure six mois, d’avril à septembre et qu’après, ça recommence. Un seul trimestre d’école, entre lilas et pommes. Je veux sentir les bourgeons grandir sous mes doigts, suivre le nuevo tango des étourneaux et m’allonger dans l’herbe élastique des dunes.

Qu’on délocalise l’hiver et qu’on garde les hommes.

Don’t say goodbye, juste leave…

(un petit texte inspiré par le morceau du même nom, par Johnny Griffin et Steve Grossman)

Le tag d’Armande

La célébrité n’ayant plus de limites, voici qu’Armande a son tag à elle et qu’elle m’a proposé de le reprendre… Il s’agit de trouver cinq livres à offrir à Noël à cinq personnes…

1. A une âme sensible, tournée vers l’art et la rêverie, ce livre – Nous sortirons par l’horizon… – qui condense de nombreux tableaux d’Yves-Marie Péron, mon peintre préféré.

2. A un enfant qui ne sait pas quoi lire et qui est passionné par l’histoire, Le mouron Rouge, de la Baronne Orczy. Un de mes coups de cœur d’enfant quand j’allais piocher dans la bibliothèque rouge et or de ma mère et de mes tantes… L’histoire d’un aristocrate anglais qui fait évader des nobles français menacés par la Révolution, au nez et à la barbe de l’ignoble Chauvelin.

3. Pour celui ou celle qui n’aurait pas choisi le (ou la) plus facile de la famille… Je ne cite personne pour ne pas me faire conspuer mais ceux qui sont concernés se reconnaîtront! 😉 Comment gérer les personnalités difficiles, de F. Lelord et C. André.

4. A ces parents retraités qui ont trop tôt renoncé à vivre, le livre drôle, émouvant et rafraîchissant de Caroline Vermalle. Un beau premier roman…

5. Et enfin, parce que j’ai toujours aimé lire des histoires aux enfants, ce grand classique qui a bercé beaucoup d’enfances… Babar!

Voilà mon tag d’Armande accompli. J’espère que l’intéressée sera satisfaite de ces réponses très personnelles. A mon tour, je lance ce tag à : Sylire, Constance et Griotte.

Relais de l’amitié

Cette fois, c’est Clara qui m’a envoyé ce tag… Il faut répondre aux questions suivantes et dire la vérité, toute la vérité et rien que la vérité (comme toujours dans les tags, n’est-ce pas?)

– 1) Quand vous étiez petit(e), que répondiez-vous à la question : « Et toi, que veux-tu faire quand tu seras plus grand(e) ? »

Mon grand fantasme était de devenir princesse. Ça, c’est un job qui m’aurait vraiment plu quand j’avais cinq ans et que je piquais les chaussures blanches de mariage de ma mère pour jouer à la dame. Contrairement à ce qu’affirme ce bon vieux Freud, je n’étais pas dans ma période œdipienne mais plutôt dans ma période « futile » : lunettes en cœur, jupe courte et couettes qui bougent quand je bouge la tête… Plus tard, quelques destins tragiques m’ont détournée de cette voie et puis, il faut dire qu’embrasser des crapauds, pour trouver le prince caché sous les pustules, ce n’est pas très glamour… Enfin, l’arrivée, sans amorti-sœurs, dans une école de filles catholique m’a définitivement écartée de cette voie de dame pêcheresse…

Après, j’ai voulu devenir nonne. Non, ça va pas la tête! Je rigole…

-2) Quels ont été vos BD et dessins animés préférés ?

Chez ma grand-mère, je lisais Tintin. Le reste du temps, je me passionnais pour le Club des Cinq. Rayon télé, c’était Les sentinelles de l’air (j’adorais, même si on voyait les fils des marionnettes de temps en temps…), Barbapapa (hup hup hup barbatruc!)…

-3) Quels ont été vos jeux préférés?

J’adorais rouler dans les flaques avec mon vélo, barouder en bottes de caoutchouc dans la rivière qui traversait mon jardin, jouer à la maîtresse dans une vraie classe – eh oui, la maison de campagne était une ancienne école où la salle de classe était restée dans son jus…

-4) Quel a été votre meilleur anniversaire et pourquoi?

Celui de mes dix-huit car j’ai pu y inviter toute ma classe de Terminale B. Il y avait Valérie, Stéphanie, Kamel, Rodolphe, Géraldine, Isabelle, Nath et bien d’autres…

-5) Qu’est-ce que vous auriez absolument voulu faire que vous n’avez pas encore fait ?

Allez faire un tour aux antipodes, en Australie. J’aurais aussi voulu savoir jouer du saxo comme Stefano mais je sais maintenant que je n’y arriverai jamais…

-6) Quel était votre premier sport préféré?

La danse, qui n’est pas un sport d’ailleurs…

-7) Quelle était votre première idole de musique?

Alors là, je m’en souviens très bien. C’était Joe Dassin. J’en étais folle… J’étais allée le voir dans une fête de village où il se produisait en concert. J’y avais gagné un poisson rouge. Fierté totale avec mon sac rempli d’eau, où nageait un petit poisson charmant, juchée sur les épaules de mon père pour mieux voir. Et c’est à ce moment là que la cigarette paternelle m’a brûlé la main. Nom de Dieu, ce que ça fait mal, un brûlure de cigarette! Ça, on peut dire que j’ai couiné… Voilà trois souvenirs pour le prix d’un!

-8) Quel est le plus beau cadeau de Noël (ou équivalent) que vous avez reçu?

Une poupée qui s’appelait Bella…

Si Claudia Lucia, Miss Orchidée, Saraswatibus veulent à leur tour s’amuser et reprendre ce relais de l’amitié… eh bien, voilà, y’a plus qu’à attraper le témoin au vol… (il faut aussi, parait-il, insérer avant ou après les réponses, le petit logo qui suit…).

I’m in love with…

Tag envoyé au bond par Armande… Ainsi me voici sommée de citer mes quinze auteurs favoris. Pour changer un peu la donne et éviter les redites avec de nombreux blogs, je vais piocher dans mes dernières lectures… et quelques incontournables!

  • Cécile Oumhani, à la plume précise et enluminée, dont j’ai très envie de lire d’autres livres…
  • Christine Jeanney, pour ses nouvelles « Une heure dans un supermarché » qui m’ont bluffée
  • William G. Tapply parce qu’Aifelle et moi, on aime le même homme… Oui, c’est un scoop!
  • Pierre Lemaître, un auteur de polars français… et ce que je fais, ça s’appelle du chauvinisme noir…
  • Ali Bécheur, parce qu’Armande et moi, on aime les loukoums, les moucharabiehs et le thé à la menthe…
  • Gianrico Carofiglio, caro mio!
  • Gustave Flaubert – ça ne s’explique pas…
  • Deon Meyer, un vrai raconteur d’histoires
  • Pierre Reverdy pour l’ensemble de sa poésie
  • Jean Sénac, pour son poème « Rien », entre autres…
  • Christian Bobin, dont la prose flirte toujours avec la poésie
  • Stendhal… Le rouge et le noir, La chartreuse de Parme, découvertes miraculeuses à l’adolescence…
  • Charlotte Bronte que j’aime lire en anglais
  • Marcel Aymé pour ses nouvelles
  • Luigi Natoli parce que j’adore Coriolano de la Floresta…

Ce tag s’étant déjà répandu comme une traînée de poudre sur les blogs, je laisse qui le souhaite se plier à ce petit exercice rafraîchissant…