Archives pour la catégorie Drôle!

L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa

fakirAjatashatru Lavash Patel, personnage principal de cette histoire rocambolesque, est un fakir. Fake-ir pourrait presque t-on dire car il est spécialiste des arnaques en tout genre. C’est d’ailleurs à la suite d’un escroquerie qu’il arrive en France pour acheter un lit à clous Ikéa. Et c’est aussi après un de ces tours de passe-passe dont il a le secret qu’il se fait inviter à déjeuner à la cafétéria suédoise par la belle Marie. Mais sans doute y a-t-il une justice au pays des fakirs : bientôt, Ajatashatru se retrouve enfermé dans une armoire du fabricant de meubles et expédié en Angleterre. Sort peu enviable, il faut bien le dire…

Commence alors pour cet homme chez qui tout est faux un voyage qui lui fera rencontrer un chauffeur de taxi teigneux, des migrants, une belle actrice, un agent efficace et un éditeur bien crédule…

Commence pour nous une histoire déjantée et drôle, à mi-chemin entre le conte de fées et le conte philosophique. Romain Puertolas, persuadé, lorsqu’il a écrit ce roman, de le faire uniquement pour quelques amis, s’est lâché… et il a eu raison. On ne s’ennuie pas une seconde et c’est un réel plaisir que de suivre les aventures de ce fakir hors du commun. Lors de mon écoute – puisque c’est en version audio que je l’ai lu – j’ai éclaté de rire plusieurs fois. Je vous laisse imaginer la tête des gens que je croisais dans la rue… Le lecteur, Dominique Pinon, sait mettre en valeur le texte et sa voix sert bien cette histoire.

Bref, un moment de détente très agréable avec ce livre qui ne prend rien au sérieux. Quoique…

L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa, de Romain Puertolas, Le Dilettante/Audiolib.

Demain, j’arrête!

Oui, ben, ne vous réjouissez pas trop vite, quand même. Il s’agit du titre d’un livre, pas de l’annonce de l’arrêt imminent de ce blog… Non, mais ne niez pas, je sais très bien ce que vous vous êtes dit en lisant cet intitulé. Chouette! Un blog de moins = 100 à 150 billets de moins par an = 50  à 100 tentations de moins = un sacré paquet de pognon en plus pour acheter les derniers gadgets de chez Apple, emmener votre chéri(e) au resto, partir en week-end au diable vauvert et que sais-je encore…

Eh bien, c’est raté!

Donc, demain j’arrête. Enfin, non, pas moi. Julie. Une drôle de fille, cette Julie. Récemment larguée par un rocker à la petite semaine, elle cuve son chagrin comme elle peut, et comme elle a le vin triste, ça ne va pas en s’arrangeant… Jusqu’au jour où un nouveau voisin s’installe dans son immeuble. Julie a déjà fait des tas de trucs idiots dans sa vie mais l’arrivée de cet inconnu va doper son imagination. L’expression « à en perdre la tête » n’a jamais eu autant de sens que dans cette histoire. Car, pour faire la connaissance de cet homme, elle va se surpasser dans l’idiotie et multiplier son coefficient de stupidité par 10 puissance 10. Au bas mot…

Ce roman est une comédie, une vraie. Du genre de celles qui font glousser, le soir dans le lit, à côté de Môssieur, qui vous regarde d’un air suspect d’abord, puis un tantinet agacé après, et enfin franchement exaspéré. Mais t’es obligée de rire, comme ça, toutes les trois secondes? Et là, les doigts dans les fossettes, vous essayez de contenir le rire mais rien à faire, il fuse de plus belle. Môssieur soupire et, dans un grand mouvement de couette repoussée, va lire dans le canapé…

Même si je suis bon public pour ce genre de romans (oui, je sais, ce n’est pas juste pour les autres…), il n’en demeure pas moins que c’est une histoire truffée de gags, de répliques qui font mouche, de personnages drôles et attachants. Ce n’est pas mièvre. Ce n’est jamais grossier. Si je devais critiquer un peu, ce serait la fin, un peu alambiquée, mais pour le reste, c’est le genre de livre qui vaut largement le plus efficace des anti-dépresseurs. Bravo à l’auteur qui a su se mettre dans la peau d’une fille sans tomber dans les clichés (m’est avis qu’il doit bien les aimer, les filles, pour les avoir si bien cernées! ;-))

A mettre au pied du sapin… il trouvera forcément preneur!

Quant à moi, j’ai refilé le chat à bonnet andin à Môssieur et maintenant, c’est lui qui s’esclaffe!

Demain, j’arrête, Gilles Legardinier, Fleuve Noir.

L’avis de Sylire pour qui ce genre de livres fait partie de la catégorie « vite lu, vite oublié »… Vite lu, c’est certain parce qu’on est rapidement accroché. Vite oublié, je n’en sais rien, je vous dis ça dans six mois! 😉

La vie commence à 20h10

Sophie Lechat est une intellectuelle. Elle écrit une thèse de lettres dont le sujet est « Transitionnels ou symboliques, les objets du quotidien dans le roman français de 1953 à 1978″. Elle a aussi écrit un roman qu’elle envoie aux grandes maisons d’éditions. Elle vit avec Marc, brillant enseignant à la fac de Bordeaux. Et elle est aussi la fille de la présidente de cette même université. Bref, autant dire qu’entre son univers et celui de la série qui passionne les foules, La vie la vraie, les risques de collision sont peu nombreux.

Et pourtant…

Il suffira d’une lettre, d’une autre thèse, d’un rendez-vous raté et d’un envoi de manuscrit pour que la vie de Sophie Lechat quitte les hautes sphères de la pensée pour se vautrer, plus ou moins gaiment mais en tout cas pour le plus grand bonheur du lecteur, dans le quotidien d’une équipe chargée de la production de séries télé et dirigée d’une main très ferme par la célèbre Joyce Verneuil. Mais il est bien évidemment impossible pour Sophie de dévoiler à son entourage les raisons de son départ à Paris – un chantage, ni plus ni moins – et c’est donc derrière l’alibi d’une thèse à finir qu’elle cache ses petits agissements…

Je ne veux déflorer aucun moment de ce roman-fleuve qu’on lit l’oeil pétillant et le sourire aux lèvres. Une fois commencé, impossible de le lâcher. L’effet est addictif, un peu comme ces séries qui constituent aussi un des sujets de ce livre. La boucle est bouclée… Mon seul bémol concerne le style, qui pourrait être un peu plus élaboré, sans que cela nuise à l’histoire. Pour le reste, portraits savoureux, rebondissements épiques, dilemmes cornéliens, ce livre n’est pas une fiction, c’est La vie, la vraie

Un plaisir à ne pas bouder, qui ira parfaitement avec le transat, la crème solaire et le petit verre de rosé…

La vie commence à 20h10, Thomas Raphaël, J’ai lu

Le site du roman

Un amour de geek

Le geek, chez moi, c’est mon fils cadet et c’est pour lui que j’ai acheté ce roman. Hélas, les écrans le fascinant beaucoup plus que le papier, il s’est écoulé quelques mois durant lesquels le livre est resté au bord de son lit à accumuler la poussière. Evidemment, je ne pouvais pas laisser faire une chose pareille… Un jour, je me suis emparée du roman et sans plus attendre me suis plongée dedans…

Lire la suite Un amour de geek

Héritage

Ce livre fait partie des bonnes surprises qu’on prend parfois par hasard lors d’une tournée à la médiathèque.

Andy Larkham travaille dans une maison d’édition minuscule et peu prestigieuse, spécialisée dans les livres de développement personnel. Lorsqu’il apprend le décès d’un ancien professeur qui a longtemps été son mentor, il se rend à l’enterrement mais en raison d’une confusion, il entre dans la mauvaise chapelle. Il assiste à l’enterrement d’un parfait inconnu mais juge qu’il serait déplacé de partir en pleine cérémonie. Or, le mort, Christopher Madigan, a stipulé dans son testament que seuls les présents lors de la cérémonie pourraient hériter de lui. Voilà Andy potentiellement détenteur de 17 millions de livres sterling… 

L’arrivée de cette somme faramineuse va évidemment changer sa vie. Cédant d’abord aux paillettes et la facilité, notre Andy se disperse un peu mais heureusement un de ses amis veille sur lui. Avec le temps, le goût des excentricités s’émousse, la « vue » lui revient et une évidence s’impose à notre nouveau riche : découvrir qui était Christopher Madigan, cet original qui a préféré risquer de léguer sa fortune à de complets inconnus plutôt qu’à sa propre fille qui semble le détester cordialement…

A force d’obstination, Andy va peu à peu lever le voile sur la vie et les malheurs de cet homme étrange qui a fait fortune avec une mine de fer en Austalie et terminé sa vie reclus dans son manoir londonien…

Selon le principe de l’histoire dans l’histoire, Nicholas Shakespeare nous livre ici un roman plaisant et tragique, à la fois. Il y a des moments drôles – Andy s’inspirant des livres de développement personnel pour tenter de donner un sens à sa vie – et d’autres plus émouvants – la relation entre Christopher et sa fille… Abordant les liens d’amitié, de filiation et ceux que peuvent créer aussi tout héritage, il brode une histoire dans laquelle le lecteur entre sans peine. Et à la fin, celui-ci ne peut s’empêcher de se demander : et si c’était moi?

L’avis de Griotte

Héritage, Nicholas Shakespeare, Grasset, 20€90

Famille modèle

Je trouve que les artistes américains ne sont jamais aussi bons que lorsqu’ils se mettent à descendre en flèche ce « modèle » que leur pays cherche à vendre depuis toujours et à tout prix, comme s’il s’agissait là de la seule expression possible de la démocratie. Et dans ce roman, Eric Puchner n’y va pas de main morte. C’est avec une massue qu’il s’attaque au mythe. Le rêve américain s’en prend plein la figure et ceux qui se sont laissés bercer d’illusions à son sujet aussi…

1985. Les Ziller ont quitté leur vie confortable et tranquille du Wisconsin et sont venus s’installer en Californie sous la pression du père, Warren, avide de s’approprier une part plus large de la prospérité « américaine ». Cette décision va littéralement pulvériser leur vie…

A cette occasion on découvre peu à peu les différents protagonistes. Warren, d’abord, qui lorsque débute l’histoire, vient de comprendre que son rêve est au bord de l’abîme et doit peu à peu tout sacrifier à son projet raté. Honteux, il n’ose pas avouer à sa femme l’ampleur des dégâts et son comportement devient de plus en plus suspect. A tel point que Camille, son épouse, est persuadée qu’il a une aventure. Ce qui ne l’empêche pas de continuer à réaliser ses « films pédagogiques » et à subvenir aux besoins de tous les malheureux de la planète par de généreux dons.

Les enfants sont au nombre de trois : Dustin, le beau gosse et l’enfant chéri de la famille, Lyle, l’adolescente complexée qui s’amourache d’Hector, le gardien de la résidence et Jonas, le petit dernier – l’enfant symptôme pourrait-on dire… qui a de drôles d’idées, des questions dérangeantes et l’habitude de s’habiller de façon monochrome, le plus souvent en orange…

Eric Puchner a mis ces cinq-là dans un tube à essai, il y a ajouté quelques paillettes de rêve américain frelaté, des questionnements bien de notre époque, une absence de conscience écologique, du sexe et de la loufoquerie et il a bien mélangé…

Aussi, ne vous étonnez pas si, à la moitié du roman, tout explose… et si, peu à peu, vous passez du rire à la tragédie. Car ce qui avait commencé un peu « grand-guignol » est progressivement alourdi par la gravité, l’échec, la peur et la douleur. J’ai même vu dans le comportement de Warren et l’effet que ce dernier a sur son fils aîné une sorte de métaphore d’une génération qui par, appât du gain et inconséquence, compromet gravement l’avenir de la suivante.

Le roman d’Eric Puchner est dense et bien écrit. Il est difficile d’en souligner toutes les qualités lorsqu’on en fait le résumé car il y aurait tant à dire… Tout sonne juste et semble pertinent. Alors, la conclusion s’impose : lisez-le!

Deux extraits (j’aurais pu en mettre cinquante… Dites-moi merci!) :

– Ne me regarde pas, grogna Lyle en enfilant son jean. Je déteste mon cul.

– Moi, je le trouve très beau, répondit Hector.

– On dirait un navet.

Hector haussa les épaules. « Il y a des légumes très sexy.

– C’est une blague?

****

Celui qui avait déclaré que seuls les gens ennuyeux s’ennuyaient méritait d’être assommé à coups de batte de base-ball. De toute évidence, il n’avait jamais habité un lotissement à l’abandon, en plein désert, un endroit si chaud et si glauque que le facteur leur faisait un doigt d’honneur chaque après-midi et que la plus proche bibliothèque, à cinquante kilomètres de là, contenait les œuvres complètes de Robert Ludlum mais pas un seul roman immortel de George Eliot ou de Charles Dickens.

Un immense merci à Claudialucia qui a fait voyager son livre jusqu’aux contrées reculées du grand Ouest (français… c’est encore autre chose). Vous pouvez aussi lire le billet de Clara. Ou bien celui de Keisha

Le passage des Ephémères

J’avais déjà lu ce roman de Jacqueline Harpman, je savais que j’en avais gardé un bon souvenir mais quid de l’histoire? J’avais beau interroger ma fulgurante mémoire, rien ne me revenait sinon, une petite touche d’immortalité…

Vous qui vous êtes régalés en découvrant les pièces de Marivaux, il se pourrait que vous vous amusiez tout autant en lisant ce roman. Il y a des amours contrariés, des chassés-croisés, du fantastique et une belle galerie de personnages. Le tout est présenté sous une forme épistolaire moderne puisqu’il s’agit d’un échange de mails entre les différents protagonistes. Mais nous sommes loin d’Emmi et Léo, de Quand souffle le vent du nord. Ici le langage est châtié, pimenté, très relevé et plein d’un humour très subtil.

Je suis étonné. La plupart des femmes, sauf vous, chère Clarisse, traînent en général des bagages trop lourds pour elles, il faut les aider, les armoires ne suffisent pas car elles possèdent plus de vêtements qu’on n’en peut user dans une vie. Où étaient la trousse de maquillage, le sèche-cheveux et les bigoudis, la robe du soir, la robe de nuit, la robe de chambre et la robe d’intérieur, le tricot en cours, ce vaste paraphernalia qui doit être organisé au prix d’une longue réflexion?

Mais l’histoire? demandez-vous en trépignant. Oui, l’histoire… Elle se déroule dans un institut d’astro-physique à Bruxelles. Là, travaillent Clarisse et Johann, entre autres. Comme ils sont en manque de personnel, Johann propose à une jeune femme, Adèle, rencontrée à Saint-Petersbourg, de rejoindre leur équipe. Or, il se trouve qu’Adèle est… immortelle. Née au seizième siècle, elle a traversé toutes les époques sans vieillir et ne connait qu’un homme qui ait la même particularité qu’elle, Jean-Baptiste. Consciente du danger que cette particularité peut lui faire courir, elle ne peut jamais rester trop longtemps au même endroit et doit toujours être prête à fuir… Et elle ne peut aimer d’autre homme que Jean-Baptiste.

Je me suis toujours demandé pourquoi, hors l’amour qui fait tout endurer, une femme se donne la fatigue de mettre un homme dans son lit. Cela tient éveillée quand on a sommeil et s’endort quand on voudrait causer.

Clarisse et Johann ont été formés par deux chercheurs : Delphine et Werner, qui sont désormais à la retraite, s’aiment mais vivent le plus souvent loin de l’autre. Lorsque le roman débute, Delphine raconte à son fidèle ami qu’elle vient d’apercevoir dans la rue une femme qu’elle a connue quarante ans auparavant et que cette dernière n’a pas pris une ride. Est-ce possible? Ce mystère ne cesse de troubler son repos…

Le passage des Ephémères constitue un agréable divertissement mais pas seulement. Parce qu’il cache une profonde réflexion sur la vie, ce que les simples mortels peuvent en faire ou non, il peut être lu comme une fable sur la fragilité de l’humanité.

L’homme est si fou, on peut tout craindre et tout espérer.

L’avis d’Anne.

Le passage des Ephémèrs, Jacqueline Harpman, Grasset, 2003

Une douce flamme

Revoici mon Bernie préféré! Après La Trilogie Berlinoise et La mort entre autres, j’ai retrouvé le désormais célèbre ex-flic et détective privé de Berlin dans sa dernière aventure.

Sa précédente enquête l’a mené plus loin qu’il ne l’avait imaginé : en Argentine. Pris en charge par une organisation qui veille à ce que certains potentiels – fussent-ils nazis jusqu’à la moelle – ne soient pas gâchés, il s’installe à Buenos Aires et très vite, il est présenté à Juan Peron. Là, jouant son va-tout, il avoue n’être pas le médecin que sa nouvelle identité a fait de lui mais un ancien flic. Son vrai nom révélé, il est reconnu par le responsable de la police de Peron, le colonel Montalban et aussitôt embauché pour enquêter sur un meurtre particulièrement ignoble et la disparition de la fille d’un banquier très lié au IIIème Reich.

Basé sur un travail de recherche important et très sérieux, Philipp Kerr nous concocte, une fois encore, une histoire à rester réveillé toute la nuit. Dans une Argentine prospère, où Eva Peron joue les dames patronnesses en manteau de fourrure et rivière de diamants, l’auteur brosse à traits précis cette petite communauté allemande, pro-nazie, encore stimulée par la « douce flamme » que certains éprouvaient pour Hitler et dont le gouvernement argentin de l’époque a su tirer profit… Bernie doit, une fois encore, mettre de côté le dégoût profond que ces gens lui inspirent pour faire avancer son enquête et sauver sa peau. Ce faisant, il rencontrera aussi une jolie jeune femme prénommée Anna…

Intrigue solide et multiple, humour ravageur, histoire d’amour, liens avec le passé : tous les ingrédients sont là pour vous faire passer quelques bonnes heures de lecture…

Un dernier opus (pour le moment) à ne rater sous aucun prétexte…

Morceaux choisis

Une jolie maison rose pour le président, une décapotable vert citron pour son directeur de la sécurité et du renseignement. Le fascisme n’avait jamais eu l’air plus pimpant. Les pelotons d’exécution devaient porter des tutus.

Je préfère vous avertir, je suis du genre délicat. Les morgues, je n’apprécie pas trop. Surtout quand il y a des cadavres dedans.

J’ai eu l’occasion d’observer de près les femmes qui pleurent. Dans ma branche, cela va de pair avec la matraque et les menottes. Sur le front de l’Est, en 1941, j’ai vu des femmes qui auraient pu remporter une médaille d’or aux Jeux Olympiques des larmes. Sherlock Holmes a étudié la cendre de cigare et écrit une monographie sur le sujet. Moi, je m’y connaissais en pleurs. Je savais que, quand une femme sanglote, il vaut mieux qu’elle ne soit pas trop près de votre épaule. Ça peut vous coûter une chemise propre.

L’avis de Richard.

Une douce flamme, Philippe Kerr, Editions du Masque.