Docteur Sleep

docteur sleepDans Docteur Sleep, Stephen King reprend le personnage du petit garçon de Shining, Dany Torrance. Celui-ci est désormais adulte, mais, poursuivi par les images horribles que ses facultés extra-sensorielles lui font percevoir, il a sombré dans l’alcoolisme. Un épisode particulièrement déplorable lui fait prendre conscience de la honte et de la culpabilité qui l’habitent. Il prend la route et décide d’arrêter la boisson.

Il s’installe dans une petite ville, trouve du travail et s’inscrit aux Alcooliques Anonymes.  Peu à peu, il retrouve un certain équilibre et se fait des amis. Son pouvoir particulier lui permet d’aider les mourants à passer dans l’au-delà, d’où le surnom de Docteur Sleep.

Un jour, il est contacté « en esprit » par une petite fille nommée Abra. Comme lui, elle a le « don », c’est à dire des pouvoirs surnaturels. (La description de ces dons et de la réaction des parents de l’enfant donne lieu à quelques scènes comiques.) Ensemble, ils vont lutter contre un groupe de personnes – Le Nœud Vrai – qui, sous les traits d’un groupe d’Américain moyens circulant en campings-cars – sillonne les Etats-Unis, à la recherche d’enfants possédant le « don ». 

Quand les membres du Nœud Vrai flairent l’odeur d’Abra, une fillette aux pouvoirs exceptionnels, ils n’ont plus qu’une idée en tête : la débusquer à tout prix et s’en emparer. Heureusement, Abra n’est pas seule : Dany est là, prêt à l’aider. Car tous les deux ont compris qu’ils ne sont pas liés que par les liens de l’esprit.

Je ne peux pas dire que j’ai écouté cette histoire avec déplaisir. Le lecteur, Julien Châtelet, sait parfaitement se mettre dans la peau de Dany Torrance. Je ne peux pas dire non plus que ce livre fera date dans ma vie de lectrice. Je ne suis pas une adepte du surnaturel.

J’ai vu dans Docteur Sleep une sorte d’allégorie de l’Amérique contemporaine, l’ancienne génération pompant littéralement l’énergie des plus jeunes (je songe aux ex-soixante-huitards qui ne veulent rien lâcher et demeurent aux postes stratégiques par exemple…), un pays malade de son obsession de la jeunesse. Un pays où nombre d’enfants disparaissent aussi chaque année et qu’on ne retrouve jamais…

J’ai trouvé l’histoire un peu longuette et la fin grand-guignolesque et attendue, typique du happy-ending à l’américaine.

Bref un avis mitigé, sans grand enthousiasme. Un peu tiède…

Les billets de : Sylire, Enna, Sandrine, Leiloona, Saxaoul, Mrs B, Sophie, Valérie.

Docteur Sleep, Stephen King, Audiolib, lu par Julien Châtelet, 18h44 d’écoute

23 réflexions sur “ Docteur Sleep ”

  1. Je suis d’accord avec toi sur la portée critique de ce roman mais c’est très léger et pas du tout argumenté si bien que chacun peut y mettre ce qu’il veut derrière.

  2. Et imagine qu’il a fallu que je l’écoute à nouveau (pas en entier) alors que je l’avais déjà lu sans l’aimer.

  3. Je n’ai lu que le titre de ce billet ^^ car j’ai entamé hier dans le métro le roman, et je me laisse le suspense entier 🙂 je reviendrais te lire ensuite ! Belle semaine à toi 🙂

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