Une histoire de papilles mais pas que…

logo-versatile-blogger-awardAsphodèle m’a taguée. Eh oui, elle a osé, car elle sait que je fais partie de ceux et celles qui ont une relation privilégiée avec les nourritures, qu’elles soient terrestres ou autres. C’est donc bien volontiers – oui, j’ai décidé d’être charmante et gentille cet été – que j’ai répondu aux questions de ce tag. En voici la substantifique moelle.

La qualité que je préfère chez un cuisinier.

Le charme. Ben quoi? Un cuisinier, c’est avant tout un homme et j’aime les hommes qui ont du charme. Je réponds à côté? A peine. Blague à part, la qualité essentielle d’un cuisinier, c’est d’être capable de conjuguer le beau et le bon. Le mauvais cuisinier vous servira une tomate Savéol coupée en tranches et intercalée avec de la mozzarella flotteuse bas de gamme achetée chez Inter en vous présentant ça comme le summum de l’Italie. Le bon cuisinier, lui, est capable de sublimer n’importe quelle tranche de pain rassis et de vous concocter un goûter à se rouler par terre. Avec ou sans lui, ça, c’est vous qui voyez…

Le défaut que je trouve le pire chez un cuisinier. 

Qu’il ne goûte pas ses plats. Certains feraient bien de tremper leur cuillère dans ce qu’ils servent un peu plus souvent, ça leur éviterait de présenter au client des assiettes insipides et sans grâce, confectionnées avec des produits bas de gamme, sans aucune originalité. Et au rayon gros défaut, je pourrais rajouter la vanité. Un cuisinier vaniteux? Pouah! Déception assurée…

L’épice que je préfère.

La cannelle pour la pâtisserie. Le ras-el-ranout pour les plats salés. L’Onfray ou le Lordon dans les débats. 

Ma madeleine de Proust. 

Marcel, petit joueur, une seule madeleine, pffff…

Pour moi, il y en a plusieurs… La sauce très noire (de beurre cuit, horreur diététique mais délice gustatif) nappée sur le rôti de veau préparé par ma grand-mère, le yaourt grec au miel dégusté sur une petite table de guingois dans une rue de Skiathos, la tarte aux pommes des familles quand vient l’automne, le clafoutis aux cerises aigres à partager dehors un soir d’été, avec des amis…

Ce qui me hérisse au restaurant

L’attente. Le pire fût atteint, je crois au restaurant Le Beau Rivage, à Pornic. Une heure d’attente pour qu’on vienne prendre notre commande… Et sans sourire ni mot d’excuse.

Le service désagréable. Summum atteint encore une fois au Beau Rivage de Pornic, où quand vous faites une remarque sur votre plat, on vous regarde comme si vous étiez la dernière des connes, incapable de comprendre le génie du Chef…

La cuisine qui se la pète mais qui n’est pas à la hauteur. Beau Rivage encore à Pornic.

Bref, vous l’aurez compris, ce dîner au restaurant Beau Rivage fut un échec total, de l’entrée à l’addition que nous avons dû aller quémander à l’accueil. Ma tentation de partir sans payer et en claquant la porte fût très forte ce soir-là… Je ne saurais trop vous recommander de ne jamais mettre les pieds dans ce restaurant.

Trois restaurants que j’aime beaucoup

Le clos de Vallombreuse, à Douarnenez. C’est quasiment devenu notre cantine. Je sais, ça fait snob de dire ça mais j’aime bien être snob de temps en temps. Ça me rappelle ma folle jeunesse parisienne…  L’accueil a été charmant dès la première fois et il n’a pas varié depuis. Produits frais et savoureux, cuisine inventive juste ce qu’il faut pour affoler les papilles, cadre agréable, personnel attentif, souriant sans jamais être obséquieux. La maison fait également hôtel ***. Une piscine chauffée dans le jardin, un espace Spa… Bref, un petit goût de paradis si l’envie vous prend d’éviter Pornic et de venir plutôt visiter Douarnenez.

Mavrommatis. Parce que c’est un des meilleurs restaurants grecs à Paris. Ah, les boulettes de viande à la menthe… mon ventre en rit encore!

Tanpopo à Saint-Malo dont j’ai parlé dans ce blog. Originalité, saveur, délicatesse, prix abordables, accueil attentif et charmant. Bref, tout y est. Si ça n’était pas si loin, j’en ferais bien ma cantine aussi.

 Ma devise en cuisine. 

De bons produits et beaucoup d’amour (cet ingrédient ne se limitant pas à la cuisine, il est indispensable dans la vie en général… )

Bonus.
Quelques révélations en vrac :

J’adore la cuisine italienne. J’aurais voulu avoir une mamma romaine ou sicilienne dans ma famille. Elle m’aurait fait des biberons à l’huile d’olive quand j’étais petite et m’aurait appris tous ses secrets pour faire des pâtes, de la foccacia, du tiramisu, du semifreddo, dans la fraîcheur d’une immense cuisine…

Cet été, j’ai décidé de faire mon pain.  A la main. Pétrir, c’est plus rigolo pour se muscler les bras. Et puis question goût, il n’y a pas photo. Il n’y a pas un tag qui circule sur les boulangers? Parce que là aussi, il y a de quoi balancer. Non mais sérieusement, vous avez vraiment goûté ces baguettes qu’ils nous vendent? C’est d’la merde comme dirait l’autre.

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Oui, c’est moi qui l’ai fait!

Parfois, j’ai envie d’oursons en chocolat. Ça ne s’explique pas. Ça ne se soigne pas non plus…images

Pour servir de véhicule propagateur à ce tag qui sent bon le fond de sauce, je vais choisir quelques victimes masculines, tiens, pour changer, parce que les hommes, ça mange aussi et pas que du bœuf et des patates (quoique…)  : Laurent d’ICB, Sébastien, qui semble raffoler du sanglier rôti, Yv qui ne se nourrit pas que de livres (rassure-nous, Yv!), et Jérôme qui est en vacances mais se fera un plaisir, j’en suis sûre, d’évoquer ses talents culinaires (qui ne représentent qu’une infime partie de l’ensemble de ses immenses talents… ) quand il rentrera.

Allez, mes petits, mettez votre tablier… Aujourd’hui, c’est nous qui passons à table!

Edit de 10h00 : la recette de pain pour Clara et tous ceux qui voudraient jouer au boulanger…

Pour un pain de 500g, il faut :

  • 500 g de farine
  • 1,5 cuillère à café de sel
  • 30 cl d’eau tiède environ
  • 1 cuillère à soupe d’huile d’olive
  • 2 cuillères à café de levain comme celui-là, qui se trouve en Biocoop Photo du 36652299-07- à 10.10

Mettre les ingrédients secs dans un saladier et verser l’eau peu à peu, jusqu’à obtenir une pâte qui ne colle plus aux doigts. La pétrir 5 minutes puis la laisser reposer 30 mn.

Ensuite, façonner un ou deux pains puis couvrir avec un torchon et laisser lever entre 1 et 2 heures (température ambiante 20° minimum)

Préchauffer le four à 240/250° avec sa plaque en y plaçant un petit récipient d’eau pour la buée.

Mettre le pain au four, directement sur la plaque bien chaude pendant 10 minutes puis réduire à 200° pendant 20/25 minutes.

Après, tout est affaire de dosage, de réglage en fonction de la température ambiante, du four, etc… Il faut faire des essais. Ce n’est vraiment pas compliqué de faire du bon pain mais il faut être disponible… On peut aussi faire du pain avec de la levure super-active mais là, les proportions sont sans doute différentes.

31 réflexions sur “ Une histoire de papilles mais pas que… ”

  1. j’adore ce billet, ton ventre qui rit encore au souvenir des boulettes, l’attaque en règle de ce restaurant, ton amour de la cuisine italienne (ro moi aussi !!!), ta description de la tomate mozza quand elle est tout sauf sublimée (beurk) et ton petit paragraphe sur le pain (en effet, compliqué de trouver une bonne boulangerie qui ne se contente pas de décongeler du pain). Certains cuisiniers devraient changer de métier car pour faire ça bien, il faut aimer les gens, les bons produits, la vie quoi !

  2. Ha oui tu en avais à dire !!! Quand il fait 28° dans la cuisine, je n’allume pas le four, mais je note ta recette de pain car nous ne sommes pas bien servis non plus de ce côté là !
    Et puis les keftedes de Mavrommatis, quel bonheur ! J’en fais mais elles ne sont pas si bonnes ! Tu sais que je les ai connus (les deux frères) quand ils ont ouvert Les Délices d’Aphrodite, leur premier restaurant en 85-86 !!! C’était ma cantine à Paris !!! Si ça se trouve nous nous sommes croisées !!! Andrea goûte ses plats lui, c’est sûr !!!

    1. @ Asphodèle : en 85/86, j’étais en seconde et première. Je ne connaissais pas encore mon beau Grec et donc, si nous nous sommes croisées, c’est bien plus tard! 🙂 J’ai goûté aussi aux Délices d’Aphrodite… mais je préfère Mavro! 😉

    1. @ Yv : tu dis ça parce qu’il fait trop chaud et que tu ne peux pas cogiter dans ces conditions… 😉 Les tags, c’est comme la nourriture : il ne faut pas se forcer. Si tu n’as pas envie, ce n’est pas grave! 🙂

  3. Yv a déjà répondu!
    J’adore quand tu balances, pour le mauvais restau!
    Une fois dans ma vie, j’ai fait mon pain. Euh, pas réussi, j’aurais dû insister. Mais je l’ai mangé (chez nous, on ne jette pas la nourriture, Monsieur)
    Et j’ai encore en bouche le fabuleux pain perdu du restaurant près de Nohant…

    1. @ Keisha : Yv a été d’une célérité admirable! Ici, le pain n’a pas le temps de se perdre… (au fait, pourquoi tu m’appelles Monsieur? J’ai pas changé de sexe… 😉 )

  4. J’adore aussi quand tu balances, et je te trouve même très gentille et patiente : je n’attendrais pas une heure qu’on vienne prendre la commande, au bout d’un quart d’heure je me taille, non mais !

    1. @ Anne : oui, mais tu vois, c’était le dîner en l’honneur de l’anniversaire de mon mari… Partir en tirant la nappe et en flanquant tout par terre, je ne pouvais pas… 😉

  5. Les boulangers, tu aurais plus vite fait de nous donner la liste des bons plutôt que de dénoncer tous les autres … il faut chercher pour trouver du bon pain et on n’est pas sûr de trouver. Pétrir à la main, j’admire, il faut de la force et de la constance. Bon dimanche ma belle 🙂

    1. @ Aifelle : merci, à toi aussi, très bon dimanche! Malheureusement, je n’ai pas vraiment de bon boulanger à conseiller. Comme les bons médecins, ça ne court pas les rues! 😉

  6. Merci de tenter de redonner vie à mon blog moribond par ce tag. Je vais réfléchir (un peu) mais je ne suis pas sûr d’être très inspiré par ces questions culinaires. Si tu m’avais parlé musique, là, c’eût été autre chose… Bon, on verra bien. Faut-il impérativement répondre avant Noël ?

    1. @ Sébastien : ah, zut, tu m’as percée à jour… 😉 Je ne fais que transmettre les questions, après tu les tords comme tu veux. Tu les fais cuire à l’étouffée ou au barbecue (c’est de saison) en les saupoudrant de musique si tu veux! Ou encore tu réponds en musique à un tag culinaire… ça peut être amusant! Oui, avant Noël s’il te plait. 2013 bien sûr… 🙂

  7. Un point commun : les oursons en chocolat. J’aime aussi la cuisine italienne et à Plou, nous avons un restaurant tenu par un couple franco-italien (pas loin de devenir notre cantine).

  8. Je file la parfaite entente avec la boulangère qui ne se moque ni du goût, ni des sous mais quand même faire son pain soi-même ça a un petit goût de vie autarcique sur les monts d’Arrée qui me tente!

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