Le tag des 11 questions (premier épisode)

Le Tag des 11 questions circule à la vitesse d’un virus et à peine ai-je eu le temps de me remettre des questions posées par Laurent, d’In Cold Blog, que Lucie m’envoyait une autre rafale…

Premier arrivé, premier servi, je réponds aujourd’hui aux questions de Laurent

01.

Lance Weller, Wilderness
« Pour lui, la tâche première d’un homme était de prendre en charge les personnes qui lui étaient chères et tout ce à quoi il tenait, et ça, c’était quelque chose que les femmes comprenaient et savaient faire sans qu’il soit nécessaire de le leur dire. C’était une chose que les femmes attendaient de leurs hommes, et c’était la raison pour laquelle la vie de la plupart d’entre elles était pleine d’un chagrin infini. »

Est-ce que pour toi, les femmes sont des hommes, en mieux ? 

Elevée dans une famille à dominante féminine, immergée dans un univers exclusivement féminin jusqu’à la fin du collège, la gent masculine a longtemps été pour moi un mystère. J’ai donc découvert tardivement ces étranges créatures qu’on appelle « hommes » et j’avoue que, tel l’entomologiste moyen, je ne me lasse pas de les observer. Cependant, je ne tire aucune conclusion et me garderai bien de mettre ce genre de signe – < ou > – entre les sexes. Ça ne voudrait rien dire. C’est l’humain qui est important, pas le genre.

02.

Stéphanie Hochet, Sang d’encre
« Sans trace, que reste-t-il de soi ? Quelqu’un a demandé un jour : quand fond la neige où va le blanc ? »

Quel souvenir de toi espères-tu laisser quand tu ne seras plus de ce monde ? 

Ce qui compte pour moi, c’est ici et maintenant. Quand je ne serai plus là, la vie continuera sans moi et ce sera très bien comme ça.

03.

Claire-Lise Marguier, Les noces clandestines
« À y regarder de plus près, je me rendais compte que la femme existait dès sa plus tendre enfance, alors que l’homme ne commençait à émerger que longtemps après la fin de son adolescence. »

Comme le narrateur, penses-tu que la petite fille naît femme mais que le petit garçon devient un homme ? 

J’ai longtemps été un garçon manqué et à l’adolescence, j’ai détesté les modifications de mon corps. Mes fils, eux, ont d’emblée été passionnés par les camions-poubelles, les engins de chantier et les pistolets. Alors je pense plutôt le contraire : les garçons naissent hommes et les filles essaient de devenir des femmes. Mais c’est mon opinion…

04.

Jean-Philippe Blondel, 06h41
« On n’imagine jamais que certaines phrases vont rester ancrées, plantées comme des échardes – et qu’elles vont revenir tout dévaster à certains moments de l’existence. »

Quelqu’un t’a-t-il déjà planté une telle écharde dans le cœur ? À quelle occasion ?

J’avais oublié

la douceur calmement meurtrière

d’un tango argentin

le rouge

et puis le noir

vrillés en échardes

à même la pointe de mon cœur

des rêves abîmés relèvent

la mélodie

d’un zeste de désespoir

et la nuit comme un glaçon

éclate

sur le rebord d’alcools trop forts

clarinette mon amie

dis-moi encore pourquoi j’ai

sous le talon impérieux de ma mémoire

l’illusion d’avoir vécu

cent ans…

C’est un poème vieux d’au moins dix ans. La réponse est oui, bien sûr… Et les occasions trop nombreuses pour les recenser ici.

05.

Bernard Marc et Maryse Rivière, Le fracas des hommes
« J’étais frappé par cette évidence : le monde était peuplé de gens qui étaient fiers d’appartenir à un clan, à un « bord », chacun étant persuadé de se trouver du « bon » côté. »

Hors de la meute, point de salut ? 

Le salut? Loin de la meute!

06.

Pia Petersen, Un écrivain, un vrai
« À une époque, il pensait que la littérature contribuait à la construction de la société, qu’elle apportait une vision des choses. »

À quoi te sert la littérature ?

A me tenir chaud quand il fait froid dehors.

07.

Herman Koch, Le Dîner
« En définitive, la seule option qui me restait était de démolir radicalement le film de Woody Allen, ce qui était assez simple : il y avait suffisamment de points faibles à souligner, des points faibles qui n’ont guère d’importance dans un film que l’on trouve bon, mais que l’on peut utiliser en cas de besoin pour trouver le même film mauvais. »

T’est-il déjà arrivé de te parjurer juste pour ne pas laisser ton interlocuteur avoir le dernier mot ? À quelle occasion et pourquoi ? 

Jamais. Je déteste les gens qui font ça alors je ne vais sûrement pas faire la même chose.

08.

Bertrand Santini et Lionel Richerand, L’étrange réveillon
« On peut être mort sans avoir disparu ! »

Aimes-tu à croire que les morts qui vivent dans le cœur des vivants veillent sur eux? 

Je ne sais vraiment pas. Ça dépend des jours. Ça dépend des nuits. Parfois, quand elles sont claires et pleines d’étoiles, alors oui, je serais tentée de croire ça.

09.

Annie François, Bouquiner, autobiobibliographie
« Un livre emprunté est sacré. L’ouvrir semble déjà une profanation. On le ramène crispé sur son sac comme une pensionnée qui vient de toucher son mandat à la poste. Toute perte, tout vol seraient pire qu’une catastrophe : un déshonneur (…)
Quoi qu’il fasse, l’emprunteur est toujours un sagouin. »

Considères-tu tes livres comme des objets sacrés ?

Absolument pas. C’est ce qui est écrit dans le livre qui m’est précieux.

10.

William Wharton, Birdy
« Mon Dieu, ce serait bien ! Juste laisser aller, arrêter de faire semblant, laisser tout sortir, hurler, gueuler comme Tarzan, escalader les murs ou les renverser, cracher ou pisser ou chier sur tous ceux qui approchent. Mon Dieu, ce serait bon ! Qu’est-ce qui m’en empêche ? »

Et toi, qu’est-ce qui t’en empêche ? 

Un esprit sain? Non, plus sérieusement, je ne suis pas pratiquante en matière d’excès ou de débordement. Ce n’est pas ma nature. Ça ne m’empêche pas de me mettre en colère parfois, mais pour une raison précise. Pas juste pour laisser sortir la pression. Je ne suis pas une cocotte-minute.

11.

Steve Tesich, Karoo
« Tout un chacun, je crois, a besoin de temps à autre d’une pause avec ce qu’il est. »

Quelle est la dernière fois où tu t’es trouvé(e) tout simplement insupportable ? 

C’était il y a longtemps et je préfère oublier. On peut passer à autre chose? 😉

Je poserai mes onze questions avec la réponse aux interrogations de Lucie. Quant à choisir onze victimes, je crois que ce sera impossible car le tag a déjà beaucoup circulé.

18 réflexions sur “ Le tag des 11 questions (premier épisode) ”

  1. Gwen mais ton blog est tout changé !!! Ca fait pro, rien à dire !!! 🙂 Je l’avais vu la semaine dernière en revenant, puis je m’étais dit que je reviendrai « au calme », voilà c’est fait ! Les réponses correspondent à l’idée que je me fais de toi (petit à petit^^), je retrouve ta sincèrité et que c’est appréciable !! 😉

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