Les oubliés de la lande

Derrière les Mamelons de la Vierge, dans une lande sauvage, se trouve un lieu qu’aucune carte ne mentionne. Dans ce village sans nom, vit une trentaine de personnes, protégées des effets du temps, bien à l’abri de la faux de la Mort.

L’homme qui peine, ce premier jour, entre les rochers et les bruyères, à la recherche de cet endroit magique, va engendrer une réaction en chaîne qui perturbera l’équilibre fragile qui existait jusqu’alors entre les habitants, ces oubliés de la lande.

Ils sont tous arrivés pour de bonnes ou de mauvaises raisons, parfois même par hasard, comme le petit Tom, huit ans, l’un des principaux protagonistes de cette histoire hors normes. C’est lui qui découvre l’étranger à la frontière de l’étrange pays. Lui aussi qui fait des découvertes macabres, dans ce lieu pour personne, pas même les animaux, ne devrait mourir. Il n’en faut pas plus pour éveiller sa curiosité et l’inciter à découvrir ce qui se trame.

Au carrefour du conte, de l’enquête policière et de la quête philosophique, ce cinquième roman de Fabienne Juhel embarque le lecteur dans une histoire étonnante et très originale. Je n’ai pas boudé mon plaisir, même si j’ai parfois été un peu refroidie par certains aspects de l’histoire, que j’ai trouvés un peu trop évidents. L’écriture est comme toujours très travaillée mais j’ai trouvé des erreurs, des coquilles suffisamment énormes pour que cela me gêne :

  • « dissimiler », p 24
  • « effritable », p 146
  • « le plus influant », p 111

Sauf si ces erreurs sont volontaires (c’était le cas pour le « chairement » payé de Jeff Sourdin, dans Ripeur), ça fait beaucoup, non? Si mes yeux et mon correcteur d’orthographe les détectent, pourquoi ceux du Rouergue ne le font-ils pas?

22 réflexions sur « Les oubliés de la lande »

  1. Sont-ce des coquilles ou est-ce voulu par l’auteur ? Il me semble avoir lu quelque part qu’elle avait voulu cette orthographe fantaisiste. Je suis censée le lire pour le prix des lecteurs de ma librairie, je ne sais pas si j’y arriverai en temps voulu.

    1. @ Aifelle : quel est l’intérêt de parsemer son texte de trois ou quatre mots fantaisistes? Quelle cohérence? Quelle utilité? Soit les gens qui vivent repliés dans ce no death land ont oublié les bases de la grammaire et alors, c’est tous leurs dialogues et toutes leurs pensées qui sont à cette sauce. Soit…? Bref, moi pas comprendre. 🙂 C’est quand ton prix? Il se lit assez vite une fois qu’on est plongé dedans tu sais…

      1. Douze livres à lire d’ici le 15 Janvier. J’en ai lu cinq jusqu’à présent, ceux qui me faisaient vraiment envie, maintenant je flemmarde un peu et j’en prends d’autres entretemps qui me branchent plus.

    1. @ Keisha : en même temps, je ne vois pas trop l’intérêt de faire des fautes de ce genre… Ou alors y’a un truc là, et je voudrais bien qu’on m’explique! 😉

  2. Les coquilles sont étonnantes pour un éditeur comme celui-là….
    Pour ce qui est du livre, une personne de mon comité de lecture l’a lu mais n’a pas trop aimé. Elle a l’impression d’être passée à côté de quelque chose, ne ne pas avoir tout saisi. Je ne sais pas si je le lirai car j’en ai d’autres à lire de Fabienne Juhel.

  3. Dans « Pour seul cortège » j’ai repéré deux grosses fautes (une d’accord, et une ou il manquait carrément un « c’est » pour que la phrase tienne debout). Chez Actes Sud, franchement, j’étais choquée ! (et j’ai oublié de le signaler, c’est bête)

    1. @ Clara : j’ai bien précisé que ce n’est pas parce que je n’avais pas vu de coquilles qu’il n’y en avait pas… J’ai mes limites! 😉 L’histoire des Oubliés de la lande m’a bien plu mais avec quelques réserves (le personnage du « maire » notamment). Je suis moins emballée que par les Hommes-Sirènes.

  4. J’ai beaucoup aimé ce livre, sans avoir vu les coquilles. Cependant il m’arrive d’en trouver, et dans des livres très bien… ça gâche un peu sur le moment.

    1. @ Antigone : j’ai été moins enthousiaste pour celui-là que pour le précédent mais j’ai bien aimé quand même. Après, les coquilles, chez les éditeurs installés, primés, reconnus, j’avoue que ça m’énerve un peu.

  5. ce qui est dingue c’est que je n’ai pas vu les coquilles…j’ai aimé les passages évoquant la nature et cette idée d’une terre où la mort épargne les êtres.

    1. @ Lucie : mon œil est exercé à traquer les erreurs, ça fait partie de mon boulot! Mais je ne vois pas tout et je suis loin d’être infaillible. Oui, l’idée de ce lieu où la vie est préservée est belle.

  6. désolée pour les coquilles, ma frappe est parfois rapide et je commence à écrire avec lunettes, parfois je ne les porte pas. En revanche, signalez le fait à l’éditeur… c’est le boulot du correcteur, que je corrige parfois en relisant les épreuves, mais le correcteur doit les repérer avant moi. J’ai remarqué, quant à moi, une belle faute d’orthographe. Oubliez. Relisez Queneau. Sinon, hormis les néologismes et les expressions de ma campagne, je n’ai pas inventé « dissimiler », ni « effritable »… juste cielleux.
    bien à vous, les filles, sous ce même ciel. Fabienne Juhel.

    1. @Fabienne Juhel : je connais le même problème… Frappe rapide, lunettes et trop de temps passé sur l’ordinateur. Et je suis bien d’accord : repérer erreurs, fautes et coquilles, c’est le boulot du correcteur. Merci pour cette mise au point!

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