Chaque soir à 11 heures

Wilhelmina – dit Willa – est en classe de première. Affublée de deux parents un peu dingues mais néanmoins séparés, elle se trouve assez petite et insignifiante. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir une bande d’amis, menée par Fran, sorte de Paris Hilton à la française – et donc bien plus sympathique – et son frère Iago, beau ténébreux qui a aussi l’avantage d’être l’amoureux de Willa.

Lors d’une soirée organisée dans les appartements privés du Hilbert Opéra Palace Hôtel (HOPH), Willa fait la connaissance d’un drôle de zigue : Edern, un adolescent hors du temps qui a perdu ses parents et vit avec son frère ainé et sa petite sœur.

C’est justement cette petite sœur, Marni, qui va rapprocher Willa et Edern. Mani est pianiste et avait l’habitude de jouer avec sa mère. Désormais, elle se sent bien seule face à son instrument. En écoutant Willa jouer du saxo, Edern a l’idée de lui demander de venir jouer avec sa sœur. Willa qui succombe très vite au charme de Marni et elle devient une habituée de la grande maison décatie et comme sortie d’un vieux film d’Hitchcock où vivent les orphelins. C’est là que tous les soirs à 11 heures…

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Je ne vous en dis pas plus. Il faut découvrir ce roman jeunesse qui sous sa couverture rose cache une prose enjouée, des personnages plus qu’attachants et une histoire qui oscille entre le fuchsia et le noir. Les ados, bien d’aujourd’hui, s’envoient des piques savoureuses. Les parents de Willa sont résolument post-modernes. Les décors sont de Roger Hart… non, pardon, je m’emballe. En tout cas, ils sont très réussis. Bref un roman ado qui vous rockenrollera jusqu’au bout de la nuit. Enfin, si vous avez la permission de 11 heures…

Chaque soir à 11 heures, Malika Ferdjoukh.  

Cathulu a, elle aussi, succombé au charme de ce roman…

Enfin…

Juste un petit détail… Lu page 295 :  » Sur une console, le cuivre d’une clarinette étincela »…

Si le cuivre étincelle, c’est plutôt un sax soprane. La clarinette, elle, est faite d’ébène, le plus souvent, et ses clefs sont argentées… Signé : une « pouëtteuse » anonyme

24 réflexions sur « Chaque soir à 11 heures »

  1. J’adore Malika Ferdjoukh (aaaah, les Quatre soeurs…) et celui-ci traîne dans ma pile. Je tiquerai aussi à la clarinette qui brille, c’est un instrument presque de tradition familiale !

    1. @ Anne : merci de me soutenir, au rayon des instruments! 🙂 Tu en joues, de la clarinette? Je n’ai pas lu les Quatre sœurs mais je vais réparer cette lacune très vite, je pense…

  2. Malika Ferdjoukh, les filles et moi on adore ses romans. Elle est venue il y a quelques années dans mon établissement pour parler d’un de ses livres. Je l’ai aussi rencontrée à la librairie de Lannion où elle dédicaçait la BD adaptée des « Quatre soeurs ». Chaque rencontre a été un plaisir !

  3. Encore moi ! Je viens de terminer un roman jeunesse qui devrait te plaire : « Le coeur n’est pas un genou qu’on plie » : une merveille de finesse et de drôlerie.

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