La ballade de Sean Hopper

Bud, petit bonhomme de huit ans, vit seul avec sa grand-mère, une indienne cherokee, dans la banlieue de Springfield, aux Etats-Unis. Adepte de l’école buissonnière, il consacre beaucoup de temps à se balader, à prendre soin des animaux sauvages qui croisent sa route et à espionner ses voisins. L’un d’eux, justement, mérite tout son intérêt.

Il s’agit de Sean Hopper, un homme hargneux et froid, qui n’aime ni les enfants ni les animaux et travaille à l’abattoir, où il est chargé de tuer les veaux qui arrivent. Il n’est pas plus gentil avec sa fiancée, Bonnie, dont Bud apprécie les tartes aux pommes. Un jour, la coupe est pleine pour la jeune femme, elle décide de quitter Sean. L’homme noie alors son chagrin dans l’alcool et la musique puis prend sa voiture pour rouler, selon sa mauvaise habitude, à fond la caisse. Un accident va lui laisser entrevoir un monde qu’il n’imaginait pas et le transformer profondément… Mais seul Bud semble s’apercevoir de ce changement.

Ecrit par une française, Martine Pouchain, ce livre a un rythme tonique et entrainant qui m’a immédiatement séduite (et m’a rappelé à certains égards Le retour de Jim Lamar, de Lionel Salaün). Le petit Bud n’a pas la langue dans sa poche et si son vocabulaire sonne parfois de manière étrange, c’est parce qu’il n’est pas un élève assidu. Il est plutôt adepte de la sagesse cherokee que lui transmet sa Grand’Ma. C’est sans doute pour cette raison qu’il analyse si finement les comportements des uns ou des autres. Sean Hopper, lui, fait figure de méchant mais on comprend bien vite que la vie n’a pas été tendre avec lui et que cette irascibilité permanente n’est qu’un moyen de se punir.

Pioché au hasard à la médiathèque, ce livre m’a captivé tout une soirée et j’ai vraiment aimé le style de l’auteur, vif, dynamique, sans mièvrerie et capable de traduire avec beaucoup de justesse cette sagesse que possèdent tous les jeunes enfants (et qui semble disparaitre au fur et à mesure  qu’on les « éduque »… ). C’est une chouette histoire (et une auteure) à découvrir sans tarder…

La ballade de Sean Hopper, Martine Pouchain, Sarbacane. 

Enna  et Sandrine l’ont lu aussi. Et apprécié. Le vocabulaire de Bud les a parfois gênées. Pour moi, il s’agit de cohérence au contraire. Un gamin qui s’élève tout seul ne peut pas parler comme un manuel de grammaire…

15 réflexions sur “ La ballade de Sean Hopper ”

  1. J’ai trouvé ce roman très fort, une claque! Mais ce n’est pas le langage de Bud qui m’a gêné mais la langue du récit, le style parfois.

  2. Très tentant ce livre. J’aime beaucoup les livres qui traite de ce genre de relations entre les gens. Je ne le lirai pas dans l’immédiat mais je le note.

    1. @ Pauline : pour moi, c’était une découverte mais je ne compte pas en rester là. La littérature jeunesse m’apparait souvent bien plus riche et variée que la littérature française destinée aux adultes…

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