Aujourd’hui, on se souvient…

dans l’atelier d’écriture de Skriban.

Que vous ayez lu ou non Georges Pérec, vous pouvez participer et laisser en commentaire quelques uns de vos souvenirs d’enfance. Si vous  n’êtes pas d’humeur littéraire, voici pour vous distraire quelques photos de la plage de Sainte Anne la Palud hier, terrain de jeu favori des amateurs de cerfs volants et d’une certaine Poppy…

Les deux dernières photos sont l’œuvre de mon plus jeune fils qui s’amuse bien avec mon réflex. Je trouve qu’il a su saisir la douceur et l’attention dans le regard du labrador. 

16 réflexions sur “ Aujourd’hui, on se souvient… ”

  1. Hey mais elle a grandi vite fait Poppy !! Toujours aussi craquante… Je n’ai pas lu Georges Perec mais je vais essayer (tu me connais^^) malgré ma mémoire qui tricote un peu je devrais y arriver, j’essaye hein !!! 😀

  2. Georges Perec a écrit certains de ses livres pas loin de chez moi, au Moulin d’Andé. Ses textes ont été lus cet été dans ce lieu par Didier Lavant, hélas je n’étais pas là.

  3. J’anime depuis un mois un atelier d’écriture avec des élèves de quatrième, et la troisième séance portait justement sur « je me souviens ». Bon, j’avais plus de souvenirs qu’eux, mais ils se sont pas mal débrouillés !

  4. Tu vois à l’heure que je me couche pour toi hein !!! J’ai fait…je n’ai pas pu résiter même si mon temps de sommeil va t’en vouloir, je publie aussi demain !!! 🙂

    Je me souviens que d’abord
    il y eût l’enfance.
    Je me souviens mal de l’exil
    Je me souviens mieux du retour
    Je me souviens surtout
    des souvenirs volés
    et des blessures qui subsistent ;
    Je me souviens du vert sur les arbres
    après l’ocre du djebel
    Je me souviens des balançoires
    où je m’envolais en riant aux éclats
    Je me souviens des livres sur les hautes étagères
    que je lisais en cachette
    Je me souviens de l’odeur
    du gâteau aux pommes de ma grand-mère
    Je me souviens que l’odeur de la pomme
    a consolé l’enfance décousue.

    Je me souviens qu’il y eût
    L’adolescence
    Je me souviens du premier baiser
    qui n’était pas celui que j’attendais
    Je me souviens des Doors sur la platine
    et des posters de David Hamilton sur les murs
    Je me souviens des après-midi au Champollion
    des Marx Brother’s, de Love Story,
    de Blow-up et d’Anny Hall,
    Je me souviens du cinéma de ce temps là.

    Je me souviens que c’est l’automne,
    des attentes terminées
    aux terminals des aéroports
    impersonnels ;

    Je me souviens des éternels retours
    tu m’attendais dix ans après
    derrière la porte qui coulissait…
    Je me souviens qu’on n’oublie jamais
    les couleurs des vertes années
    surtout quand elles se fondent avec le temps
    qui passe…
    Je me souviens que la balançoire
    grince certainement
    sous le vent
    emportant les souvenirs
    venus de trop loin…
    Je me souviens des murmures qui
    frissonnent sous les étoiles…

  5. Tu as bien fait de participer, ton texte est poétique et émouvant. 🙂 Peux-tu le copier coller dans le billet de l’atelier pour que tout le monde puisse le lire? Merci M’dame et bonne journée!

    1. Il était vraiment tard, je n’ai même pas vu !!! Je ne suis pas chez moi et pas sure de faire un copie-colle depuis le smartpone, warf ! Dans la matinée des que je suis sortie de chez le médecin ! 🙂

  6. Je me souviens être partie à Colombes avec ma soeur aînée chez Pépé -Mémé quand Maman a fait sa méningite
    Je me souviens de l’ école maternelle où j’ avais été acceptée.
    Je me souviens qu’ on y faisait de l’ imprimerie avec des rouleaux.
    Je me souviens du bol de lait sucré à la récré du matin..
    Je me souviens de mon retour de l’ hôpital après mon appendicite et de ma déception quand j’ ai vu que les gâteaux que ma soeur m’ avait fait étaient en sable.
    Je me souviens de ma poupée Bella et de ses nattes.
    Je me souviens avoir eu 8 livres « Rouge et Or » un matin de Noël.
    Je me souviens de la première fois où nous avons monté la grande tente et que c’ est moi qui étais chargée de gonfler les 7 matelas pneumatiques avec un petit gonfleur à main.
    Je me souviens que cela était interminable.
    Je me souviens de mon sac à goûter écossais rouge et vert.
    Je me souviens du jour où papa nous a expliqué que notre petite soeur ne serait jamais comme nous.
    Je me souviens de mon amoureux de CM2.
    Je me souviens de Nano-Nanette et d’ Aggie.
    Je me souviens des caramels à 1 franc qu’ on achetait chez la mère Lainé qui râlait tout le temps.
    Je me souviens des conflits familiaux pendant l’ adolescence.
    Je me souviens de ma peur de ne pas savoir m’ occuper de mon premier bébé.
    Je me souviens de mon chagrin à la mort de ma belle-mère.
    Je me souviens de la sérénité qui m’ a envahie à la naissance de mon premier petit-enfant.
    Je me souviens avoir pris du plaisir à me souvenir ici!

    1. @ Pierrot Bâton : oh, les gâteaux en sable, c’était pas sympa, ça… 😦 Moi aussi j’ai lu du Rouge et Or, chez ma grand-mère, j’adorais cette collection!

  7. C’était un jour de printemps sans grande importance, mon père allait, comme chaque jour, cherché du pain à la boulangerie. Lorsqu’il revint, le sourire aux lèvres, il nous rapporta qu’il avait une surprise pour ma sœur et moi ! Curieuse, nous ne tenions pas en place, trop excité de savoir ce que cela pouvait bien être. Il ouvrit le coffre de sa voiture sous nos yeux. Dedans ce tenait quatre petits chiots d’à peine de deux mois. Bien sur, nous nous n’attendions pas à cela, croyants qu’il nous avait prit de simple bonbon à la boulangerie… On lui demanda où les avait-il trouvé, il nous répondit qu’il roulait tranquillement lorsqu’il vit un vieux panier pour chien en osier. Curieux, il s’était arrêté. Il s’est approché du panier et y à découvert quatre petits chiots serrer les uns contre les autres. Fasciné, ma sœur et moi sommes jeté sur les chiots pour les caresser et le supplié d’en garder un.
    Il refusa, disant que l’on avait bien trop de bouches à nourrir ! Après quelques semaines passées auprès d’eux, ils partirent les uns après les autres dans des familles au bon cœur. Seulement, voila, l’un d’entre eux est resté, n’ayant toujours pas trouvé de foyer. Nous nous étions beaucoup attachés à elle, c’était celle qui sortait du lot, la première à faire des bêtises et la première qui s’est attaché à nous. Nous avions supplié notre père de la garder, disant que si elle partirait de chez nous, elle serait malheureuse. Notre père semblait rester insensible à cette petite chienne.
    Un jour, il nous dit :
    -Si quelqu’un vient prendre la chienne, dites lui qu’elle à déjà trouvé quelqu’un
    Surprises parce qu’il avait dit, nous lui demandons de suite qui été son nouveau maitre. Il nous répondit simplement « nous ».
    Depuis ce jour, nous l’avons gardé avec nous jusqu’à ses derniers jours… Tania, tu resteras toujours gravé dans notre cœur.

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