Les raisons du cœur

Alors que je commence à rédiger ce billet, je suis certaine d’avoir lu un post sur ce roman très récemment mais chez qui? Moi qui voulais faire un lien vers les lignes qui m’avaient donné envie de lire cette histoire, me voilà bien embêtée! Que la tentatrice, si elle se reconnait, n’hésite pas à se faire reconnaître et à me donner le lien manquant…

Ambiance balnéaire et rétro puisque l’action se situe au début du roman à Dinard en 1926. Beaucoup de familles se croisent à l’hôtel Marjolaine, des familles anglaises, hollandaises, avec des enfants de tous âges. Les plus jeunes font des pâtés, les plus âgés commencent à flirter. Parmi tout ce petit monde, Flora, dix ans, attend le retour d’Inde de ses parents.

Elle croise la route de Cosmo et Blanco, deux adolescents en pleine puberté et celle de Félix, le jeune homme qui fait craquer toutes les filles. Cette première rencontre la marquera à jamais car elle vit pendant ces vacances de Pâques un des meilleurs moments de sa petite vie triste d’enfant quasi-abandonnée. Sa mère n’ayant pas la fibre maternelle et son père ne songeant qu’à culbuter sa femme, elle passe de gouvernante en gouvernante et sait qu’après ces vacances, elle va entrer en pension en Angleterre pour quelques années. Les trois jeunes hommes qui vont tour à tour la taquiner, la protéger, l’enchanter, prennent alors toute la place vacante dans son coeur et n’en sortiront plus jamais.

Au delà de la peinture précise et charmante de cette colonie de gens riches qui s’amusent sur le sable des plages de Dinard, Les raisons du coeur est une histoire d’amour, entre Flora et les trois garçons. Un amour contre lequel le temps, la guerre, la distance ne peuvent rien. C’est aussi le portrait d’une fillette puis d’une femme qui, sans doute, faute d’avoir été entourée et aimée, s’invente son propre bonheur, fait d’une liberté acquise en dépit de tous les tabous qui sévissaient alors.

C’est enfin un livre riche, émouvant, qui comporte quelques belles scènes qui resteront longtemps gravées dans ma mémoire. C’est un livre qui distille sa petite mélodie du bonheur peu à peu, insensiblement et attache intensément le lecteur aux pas des personnages. Une première rencontre avec Mary Wesley qui m’a donné envie de découvrir ses autres romans.

Les raisons du coeur, Mary Wesley, J’ai lu. 8€

30 réflexions sur “ Les raisons du cœur ”

  1. J’ai vu aussi un billet mais où? Il ‘agit d’un livre qui reparait, tu sais, je l’avais lu il y a 15 ou 20 ans…
    (et je dois encore bidouiller mon adresse mail pour entrer un commentaire!)^_^

  2. J’ai lu, il y a longtemps, pas mal de romans de Mary Wesley mais bizarrement pas celui-ci et malgré vos billets enthousiastes un je ne sais quoi me retient…:)

  3. Comme Cathulu, j’ai lu pas mal de romans de Mar Wesley il y a plus d’une décennie, mais comme je ne sais plus trop lesquels, je ne la relis pas…

    1. @ Kathel : décidément, j’arrive après la bataille alors! 😉 En tout cas, cette première expérience m’a donné envie de continuer. Peut-être en VO si je trouve…

    1. @ Cathulu : peut-être mais il me semble que j’avais laissé un commentaire et je ne me vois pas dedans… Ah, fichue mémoire! En tout cas, merci de m’aider! 😀

  4. J’adore Mary Wesley ! On la réédite, et le plus fâcheux, c’est que certains titres français ont été modifiés dans les rééditions, du coup je me suis acheté un roman que j’avais déjà lu il y a longtemps (mais ce n’est pas grave, je le relirai quand même). Je ne sais plus che qui j’ai lu un billet récent, en effet… Je te conseille « Rose, sainte nitouche » et « La pelouse de camomille » (elle a un humour so british et un peu vachard, Mrs Wesley, qui a été publiée à l’âge de 70 ans seulement – je crois qu’elle s’est mise à écrire sur le tard – et je l’aime, tout simplement !)

    1. @ Anne : effectivement, j’ai découvert qu’elle avait commencé à publier très tard. Un peu comme Marie Sizun chez nous… En tout cas, j’aime beaucoup et je compte poursuivre mes découvertes…

    1. @ Océane : c’est mignon mais parfois assez acide aussi, notamment dans la représentation de la bourgeoisie, voire de l’aristocratie d’alors. Il y a une dimension critique et moqueuse derrière l’apparence douce et un peu surannée…

    1. @ Sylire : je pense que la tienne est bien plus heureuse! Mais peut-être a-t-elle autant d’amoureux? En tout cas, je te recommande cette Mary Wesley, elle a une jolie plume qui devrait te plaire.

    1. @ Valérie : les personnages sont très attachants… Difficile de n’être pas touché par cette histoire. Si tu as l’occasion de la lire, j’espère que cela te plaira. 🙂

  5. J’ai rencontré cette jolie fleur « effeuillée » chez Anis aussi.
    Je crois que cette anglaise pourrait me plaire, le petit je ne sais quoi « so british » qui me désarme à chaque fois.

    1. @ Fransoaz : ah oui, je crois que ça pourrait te plaire, effectivement! Je peux te passer le roman lors d’une prochaine session thé/papotage entre blogueuses si tu veux…

  6. Ton billet me rappelle l’été 2010 et nos vacances normandes. Mary Wesley était de la partie et ses romans étaient d’agréables passe-temps entre les longueurs dans la piscine et les balades en famille !

    1. @ Théoma : bon sang, mais c’est bien sûr! Heureusement que tu es passée par ici! Oui, c’est une belle découverte que j’ai faite grâce à toi et je t’en remercie. Je vais continuer ma découverte de cette auteure. 😀

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