L’enquête russe

Revoici ce cher Nicolas Le Floch, toujours assisté de son fidèle Bourdeau!

L’enquête russe est le dixième tome des aventures du célèbre commissaire aux Affaires extraordinaires. En 1782, alors que la jeune Marie-Antoinette vient d’être mère, Nicolas est chargé de se concilier les faveurs du tsarévitch Paul, fils de Catherine II, grâce à un subterfuge mis au point par l’inénarrable Sartine : organiser le vol d’un bijou pour ensuite mieux le retrouver et le rendre à son propriétaire pour en faire un obligé…

Mais alors que Nicolas met au point cette ruse qu’il désapprouve, il apprend le meurtre particulièrement sanglant du comte Rovski, un ancien favori de la tsarine, exilé à Paris. Et l’affaire se complique encore davantage lorsque le vol mis au point capote et conduit à la mort de deux hommes.

Une fois encore, assisté de ses compagnons de toujours, Nicolas va devoir mener son enquête minutieusement et se creuser les méninges pour tenter de comprendre une affaire qui se complexifie d’heure en heure : meurtres de jeunes prostituées, fausse monnaie, espionnage et rouerie de son propre camp… Le commissaire n’est pas au bout de ses peines et le lecteur ne s’étonne pas qu’il rêve parfois de rejoindre ses terres bretonnes pour prendre un peu de repos…

Lire les aventures de Nicolas Le Floch est toujours un plaisir. A cause de la langue, d’abord, dans laquelle on s’immerge avec volupté. En raison de la complexité des intrigues, ensuite, qui balade le lecteur au long des cinq cents pages sans que jamais il ne puisse deviner le ressort de l’histoire. Pour les personnages, aussi, toujours aussi attachants, notamment les habitants de la maison Noblecourt, de la chatte Mouchette au vieux magistrat dont l’appétit est brimé par sa fidèle Catherine… A cause des petites allusions, enfin, qui relient ces histoires du passé à notre présent, avec finesse et humour et montrent que si les époques se suivent sans se ressembler, l’Homme, lui ne change guère!

Au moment où il posait sa plume, le visage d’Antoinette s’imposa. Il s’examina avec cette native sincérité qui présidait toujours à ses examens de conscience. Il menait sa vie et ne mêlait pas les diverses affections qu’il éprouvait. En dépit de sa volonté de se sentir coupable de sentiments parallèles, il n’y parvenait pas. Son existence comportait des tiroirs dont le contenu ne se mélangeait pas et dont la valeur ne se comparait d’aucune façon. C’était ainsi. Il soupira et mesura combien la nature humaine était complexe, sans véritable capacité à résoudre ses propres contradictions.

L’enquête russe, Jean François Parot, JC Lattès, 18€50

6 réflexions sur « L’enquête russe »

  1. Il faudrait que j’essaie à nouveau une de ces enquêtes car ma première expérience il y a une bonne dizaine d’année n’avait pas été concluante. Peut-être étais-je trop jeune à l’époque ?

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