Swing

Un personnage principal saxophoniste… vous devinez que je ne pouvais pas ne pas lire ce livre! 😉

L’histoire se déroule en 1940. Le nazisme et la guerre commencent à faire leurs ravages en Europe. Les Etats-Unis, eux, ne sont pas encore entrés en guerre. A San Francisco, l’Exposition internationale du Golden Gate offre aux regards curieux ses pavillons élégants sur une île artificielle créée spécialement pour l’occasion.

C’est dans ce contexte que l’orchestre de Jack Donovan, dans lequel joue Ray Sherwood, le saxophoniste ténor de notre histoire, prend possession pour quelques jours de l’hôtel Claremont, à quelques encablures de l’Exposition.

A peine arrivé, Ray est sollicité par une jeune compositrice qui vient de recevoir un prix pour sa composition Swing autour du soleil. Elle souhaiterait que le musicien, qu’elle admire depuis longtemps, l’aide à en écrire l’arrangement. Succombant au charme et à la fraîcheur de Gail Prentice, Ray accepte…

A la manière de certains privés qui dès qu’ils entrent en scène font pleuvoir les cadavres, Ray a à peine mis les pieds à l’Exposition qu’un corps tombe d’une tour… Et puis de surprises étranges en hasards curieux, il se rend compte que quelque chose ne tourne pas rond. Peut-être même ce Swing lui-même qui peut donner lieu à de curieuses interprétations…

Ce roman de Rupert Holmes porte bien son nom! Ça swingue, effectivement… et Ray Sherwood ne peut pas deviner qu’il a mis le doigt dans un engrenage qui va bien au-delà des frontières de son pays. Un personnage original, drôle, attachant, avec ses failles et ses faiblesses dans une période trouble de l’Histoire. L’auteur, compositeur lui-même, connait bien son sujet et c’est avec plaisir que le lecteur le suit dans cette intrigue rebondissante et musicale qui va crescendo…

Quelques extraits.

Je commençais à apprécier très nettement la nature de cette conversation au moment où l’unique serveur du café s’approcha de Gail avec un regard si chargé d’ennui qu’il l’avait fort probablement mis au point le jour de la remise des diplômes à la Sorbonne.

Culpepper s’adressa à la foule d’une voix qui aurait rendu obsolète l’usage du mégaphone.

Je rentrai au bar La Terrasse, et, perdu, m’installai à une petite table dans un coin près d’une fenêtre. Juste derrière, la terrasse d’ardoise était pavée d’eau, la pluie clapotant à la surface comme une troupe invisible de danseuses de claquettes.

Un roman lu dans le cadre du partenariat de Dialogues Croisés, initié par la librairie Dialogues de Brest. Fournisseur de bonheur comme le dit si justement Clara… 😀

10 réflexions sur “ Swing ”

  1. Je suppose que tu as dû être rapidement en immersion, il ne me tente pas plus que ça pour l’instant, mon carnet te remercie ! Les extraits sont sympathiques ! 🙂

      1. C’est fatigant parfois de ne lire que des chefs d’oeuvre ! Ce qui ne risque pas d’arriver tous les quatre matins !!! 😉

      2. @ Asphodèle : c’est clair! J’ai plutôt envie de trucs légers en ce moment… Pas de Sukkwan Island par exemple… Mais ça, tu l’avais compris! 😉

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