La délicatesse

Je vous le dis toute de suite, je vais encore faire « couac » sur ce coup-là…

Eh oui, j’ai lu la Délicatesse et je n’ai pas été conquise. Je n’ai pas détesté non plus mais je suis restée en dehors de l’histoire, j’ai souri à quelques phrases bien trouvées, quelques formules qui font mouche mais cette première rencontre entre David Foenkinos et moi est restée des plus chastes et des plus tièdes. Je sais bien que je vais décevoir un grand nombre d’entre vous en annonçant cela sans préparation psychologique préalable.

Elle s’appelle Nathalie. Il se prénomme François. Ils s’aiment. Chabadabada. Mais voilà qu’un stupide accident vient bouleverser la vie de Nathalie en lui enlevant François. Nathalie se réfugie dans le travail. C’est sa manière de faire son deuil. Charles, son patron, amoureux at first sight essaie bien d’occuper la place laissée vacante mais rien à faire, Nathalie, qui aurait pu parodier Pialat, lui dit : Je ne vous aime pas!  Car Charles n’a pas ce petit truc en plus qu’on appelle la délicatesse…

A la place de Charles, Nathalie choisit d’embrasser Markus, comme ça, sur un coup de tête en quelque sorte (le genre de truc que je ne me risquerai pas à pratiquer…). Et Markus, bouleversé par ce baiser inattendu et impromptu, va peu à peu se rapprocher de Nathalie. Ils vont apprendre à se connaître. Nathalie va se rendre compte que sous son air insignifiant Markus cache de l’humour mais aussi une grande délicatesse. Il l’a, lui, il  l’a!

Happy Ending et générique de fin…

Vous l’avez compris, David n’est pas mon type. Je dois manquer de délicatesse. Je suis un peu comme Charles, moi, même si je ne mange pas des Krisprolls à longueur de journée. D’ailleurs, ce billet semble bien le prouver… Résumer La Délicatesse avec autant de nonchalance, c’est vraiment se moquer du monde, non?

Parmi celles qui ont aimé : Noukette est sous le charme, Lucie l’a « coupdecœurisé »…

Ah mais tiens, je découvre en regardant les liens que je ne suis pas la seule à avoir fait la moue : Gambadou est déçue, Mirontaine l’a trouvé bien léger… Merci les filles, tout d’un coup, je me sens moins seule…

La Délicatesse, David Foenkinos, Gallimard (what else?) 16€

44 réflexions sur “ La délicatesse ”

  1. Craignant aussi d’être du mauvais côté de la « force », je ne me lance pas dans cette lecture…
    Dis donc, les filles, on se gave de bonnes choses en notre absence? remarque, vu le temps, que faire d’autre!

  2. Mais ne te sens pas seule ! Ce livre m’a agacée au plus haut point malgré quelques formules « élégantes », la superficialité l’a emporté… D’ailleurs je l’ai lu en juin je crois et hormis le début je ne me souviens pas trop du reste… George aussi n’avait pas aimé, pour te dire qu’il y a un wagon qui n’aime pas ce cher David ! 😉 (les hauts et bas de page m’ont horripilée !)

  3. Moi non plus, je n’ai pas aimé, j’ai trouvé ça complètement artificiel, à la fois le sujet et l’écriture pleine de « gadgets », et ça me coupe toute envie de découvrir davantage cet auteur (je n’ai pas confiance, voilà)

  4. Je vais être la seule à mettre un commentaire positif je crois, j’avais beaucoup aimé cette légèreté, ces apartés dans le récit, un bon souvenir.

    1. @ Emma : non, tu n’es pas la seule mais c’est curieux, je m’attendais à un flots de louanges car c’est quand même un auteur à succès et je me rends compte qu’il est loin de faire l’unanimité…

  5. Il ne me tentait guère, cela m’arrange que tu n’aimes pas, nous avons déjà eu par le passé des sentiments mitigés communs pour des livres ! 😉

  6. J’ai un vilan a priori sur l’écriture de ce monsieur. Du coup, j’ai acheté ce livre suite aux nombreux billets élogieux, mais il est encore bien caché dans ma PAL …

    Je l’aime, ton billet ! 😀

  7. d’abord apprécié ce moment de lecture (d’où la chronique élogieuse sur mon blog, l’un de mes premières d’ailleurs), et puis, après coup, et après relecture, rien. plus du tout l’enthousiasme de départ. et quant au dernier livre de Foenkinos, je l’ai complètement plombé. aurais-je perdu ma délicatesse ? vous m’acceptez dans votre club des pas convaincus par Foenkinos ? 🙂

      1. par contre, le film est sympa dans le genre comédie romantique absolument pas sérieuse. c’est un bon moment de détente et de rire, et la musique est vraiment bien. au niveau des acteurs, François Damiens est drôle et sensible dans son rôle de Markus.
        mais il ne faut pas s’attendre à du grand cinéma : c’est une comédie romantique bien faite et très fidèle à l’esprit du livre, qui rend mieux à l’écran à mes yeux.

  8. J’ai eu le même sentiment que toi. J’ai trouvé ce livre d’une banalité incroyable. J’ai lu d’autres livres qui parlaient du deuil de manière beaucoup plus convaincante. Et cet homme au fond, que cherche-t-il à part la fierté d’être vu au bras d’une belle femme. Je sais, je suis injuste, mais ce livre m’a surlesnerfstaperisé.et je ne lui ai trouvé presque aucun intérêt.

  9. J’ai ressenti ce livre de la même manière que toi ! Une récréation sympathique à cause de l’écriture mais pas plus… J’ai lu ce livre très vite, j’ai souri, je l’ai refermé sans regret, et je l’ai oublié encore plus rapidement !!! 😉

  10. Ouh la quel navet ce livre, quel pensum ce film… Tous deux écrits avec les pieds (quatre pour le film éponyme,les deux frères Foenkinos s’étant joint pour l’inutile et le pas franchement désagréable, mais tellement INUTILE…). Inutile de continuer à critiquer ? Non, car de qui se moque t-on en voulant nous faire passer ce billet doux toute en longueur pour de la littérature, primée puissance 10 ? Phrases gentillettes qui vous amèneraient presque à détester Souchon (on constate que les paroles de l’Amour en fuite sont tout à fait passées inaperçues dans le panthéon de la chanson française, à juste titre)et Lennon (pourtant, Lennon !), juste là pour utilités name-dropping. Et la Suède, méritait-elle tant d’opprobre ? Alignements de clichés (si on se suicide tant que ça en Suède, après la lecture de ce livre les Français ne sont pas très frais non plus). Au pays de Candy et de Nathalie (même pas Portman, on a eu droit aux yeux de veau de la Tautou – seul François Daemiens en Markus tirait son épingle avec son jeu, tout en délicatesse.
    A vous faire regretter les poires pas toujours blettes d’Amélie Nothomb, qui en a écrit aussi des vertes et des moins mûres, et surtout vous inciter à replonger tête baissée dans la littérature anglo-saxonne. Je plains le Lagarde et Michard XXIe siècle de la pauvre littérature française best sellerisée, Gavalda-Foenkinos-Levy-Musso, tout ce gloubiboulga indigeste et facile à la fois, INUTILE, je l’ai déjà dit (13e note de bas de page). Avec La Délicatesse (ce dont je suis dépourvue) : là on touche le fond de la mièvrerie, la cucuterie, ça fait à peine sourire, et s’il n’y avait pas François Damiens. Le pire c’est quand on lit le livre après, on se fait c.. une deuxième fois. Heureusement c’était en streaming, et le livre c’était la bibliothèque, la création ce n’est pas là qu’elle se trouve, pourquoi la rémunérer… Je sais c’est cynique, on est pas forcé de lire et de voir, mais quand tout le monde adore on veut aller voir, et on est déçus…

    1. @ L’aquaboniste : voilà qui s’appelle mettre les pieds dans le plat. Mais c’est une attitude salutaire en ces temps de tiédeur pseudo-intellectuelle… Je n’ai pas vu le film. En fait, le livre m’a suffi, je n’avais pas envie de récidiver. 😕

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