Rachel’s holidays

C’est grâce à Juliettedocteur ès Marian Keyes – et à Aifelle – qui m’avait avoué qu’elle en avait gardé un très bon souvenir – que j’ai lu ces Vacances de Rachel… Merci à elles, donc. Entre autres. Oui, bon, d’accord, je ne vais pas recommencer ma séance de remerciements, courbettes et cirage de pompes pré-électorale.

Rachel est une jeune irlandaise de vingt-sept ans, qui vit et travaille à New-York. Jusqu’au jour où sa colocataire la retrouve inconsciente sur son lit et prévient les secours. Overdose de médicaments et de somnifères : pour tout le monde, il s’agit d’une tentative de suicide qui justifie un rapatriement immédiat en Irlande. Et un placement, durant plusieurs semaines dans une institution qui aide les « accros » (au tabac, à la nourriture, aux drogues…) à retrouver le droit chemin. Mais Rachel, elle, est persuadée que tout cela n’est qu’une vaste farce – elle n’est pas droguée, allons donc, elle prend juste un peu de coke, et du Valium, et des somnifères, et des anti-douleurs, et de l’ecsta… mais pour s’amuser hein, juste pour s’amuser, et aussi quand elle a un petit coup de barre… ça peut arriver à tout le monde, un petit coup de mou, non?

Le séjour aux Cloisters (non, ce n’est pas une marque de céréales…) va être l’occasion pour elle de se désintoxiquer mais surtout de faire le point sur sa vie qui, elle doit l’admettre, partait directement dans le mur, en dérapage non contrôlé…

Je ne suis pas, comme Maître Juliette-Out-Of-The-Time, une spécialiste de cette auteure. Je n’ai lu que deux ouvrages d’elle…. Je dois dire que j’ai retrouvé dans celui-ci les qualités que j’avais appréciées dans le précédent – The Other Side Of the Story : de l’humour (beaucoup d’humour!), des personnages en demi-teintes, qu’on découvre au fur et à mesure, dans toute leur humanité, c’est à dire avec leurs forces et leurs faiblesse, de belles et savoureuses tranches de vie et des sujets costauds (addiction, passif familial, narcissisme…). On est loin de la chick-litt que pourraient laisser supposer les couvertures un peu niaises…

Ce qui est très bien joué de la part de l’auteur, en plus, dans ce roman, c’est de faire de Rachel le narrateur… On suit sa vie à travers son regard et on découvre ainsi peu à peu l’importance du déni… C’est habile et très intéressant de constater qu’une fois de plus, en tant que lecteur, on accorde une confiance spontanée au narrateur. Confiance qui n’est pas toujours justifiée…

Rachel’s Holidays, Marian Keyes, Penguin

18 réflexions sur “ Rachel’s holidays ”

  1. Bienvenue au club ! ils sont addictifs les romans de Marian Keyes, j’avais adoré celui-là, l’univers déjanté, la famille brindezingue, le tout pas si léger que çà en a l’air .. tu n’as plus qu’à continuer 🙂

  2. j’aime assez l’idée que l’on puisse se faire mener par le bout du nez en lisant un roman, désarçonnant mais intéressant !! signée une bronchopneumopathe qui s’ignorait…et oui encore au lit !

    1. @ Lucie : ma pauvre! J’espère que tu es entre les mains d’un bon médecin et que le traitement va faire de l’effet rapidement. Au lit, ça veut dire « arrêt » alors? C’est normal, quand on est malade, il faut prendre le temps de se soigner… Je pense que ce roman te plairait bien…

    1. @ Keisha : Yes! On a réussi à intriguer Keisha! 😉 Oui, ça mérite au moins un stop devant le rayon « K » de la médiathèque, pour voir s’il y est… 🙂

  3. Je n’ai lu que ce titre de cette auteure et c’était il y a longtemps ! Du coup, je n’en garde strictement aucun souvenir (y compris à propos du déni !). Et je sais que ce titre fait partie d’un ensemble qui traite des filles de la famille Walsh, chaque titre se focalisant sur chacune mais je n’ai pas poussé ma recherche plus avant.

  4. J’aime Marian Keyes depuis longtemps et par hasard, après avoir entrepris de mieux connaitre e qu’on appelle la chuick lit. Dieu qu’elle en est loi, au dessus de ces clichés elle sait écrire les sentiments, les peurs, les amitiés avec une jolie plume anglo-saxonne, bien plus profonde que ses consœurs 🙂

    1. @ Mumu : ah, toi aussi tu trouves que la littérature est triste en ce moment? Dur de trouver des livres qui donnent le sourire… Mais celui là en fait partie, promis!

    1. @ Clara : là, tu parodies ton classement du Top 10 des commentaires qui tuent… 😉 Sérieusement, toi qui aimes l’émotion dans les livres, tu devrais apprécier celui-là…

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