Un automne à Kyoto

La résidence d’artiste obtenue par son père à Kyoto oblige la jeune Margaux – qui vient à peine d’emménager à Saint-Malo – à faire ses bagages pour l’accompagner, découvrir le Japon et s’occuper de sa petite sœur. Elle laisse derrière elle sa mère et son amoureux et part à la rencontre d’un pays qu’elle rêve de découvrir. Ce faisant, elle fait également la connaissance d’un jeune photographe qui ne la laisse pas insensible…

Curieusement, durant toute la lecture de ce roman ado, j’ai eu l’impression de voir en filigrane… je vous le donne en mille… Olivier Adam! Pourtant, je ne suis pas, comme Clara, une fan de cet auteur, loin de là… Mais enfin, l’évocation de Saint-Malo, le côté ours maniaco-dépressif et la résidence d’artiste au Japon (où se déroule Le cœur régulier), tout cela formait un faisceau d’indices étonnant. Renseignement pris sur internet après la lecture de ce roman, il s’avère que Karine Reysset est la compagne… d’Olivier Adam! Ah, je le savais! J’aurais dû faire Nestor Burma, moi, dans la vie…

Mais sinon, à part le côté un peu people de la chose, que dire de ce roman jeunesse? Euh… pas grand-chose en fait. L’histoire est convenue – l’adolescente qui, plongée dans un univers différent tombe sous le charme du photographe vénéneux, les parents qui profitent des kilomètres qui les séparent pour se déchirer, les fillettes qui souffrent… – et la narration sans relief. Même les dialogues m’ont paru sonner faux… Seules surnagent de cette bouillie tiède les pages écrites par Margaux, et inspirées  des Notes de chevet, ouvrage écrit au XIème siècle par une courtisane de la cour de l’empereur du Japon. Ces « notes de chevet », écrites par Margaux, restituent, parfois avec poésie, l’ambiance de Kyoto.

Toucher : sous mes pieds nus, la paille tressée des tatamis, le plancher des temples et, sous les doigts, les troncs lisses des bambous.

Ouïe : l’eau qui coule dans les jardins, le vent dans les arbres, dans les plaquettes votives et les clochettes qui tintent dans les sanctuaires, le crissement des insectes, le cri des singes, le coassement des corbeaux.

Parfums : les fleurs toujours et partout, la pluie souvent, la fumée et l’encens.

Au final un livre qui ressemble beaucoup au Cœur régulier d’Olivier Adam. On le lit, on apprécie quelques pages sur ce pays inconnu et fascinant, le Japon, et pour le reste, on oublie tout sans même y prendre garde…

17 réflexions sur « Un automne à Kyoto »

      1. Celui-là, je l’ai déjà lu… TB, en effet ! Je pense aussi à « Lettre à mon ravisseur », de Lucy Christopher, tu connais ? Une belle découverte à faire. J’ai emprunté « Des trains pas comme les autres » d’Anne Percin à la bibli ce matin.

  1. Hello, there !
    Tiens, je ne savais pas que j’avais écrit « Des trains pas comme les autres » ! Ou alors j’ai une homonyme (oh quelle belle idée ! ça me réjouit : tout ce que je fais de mauvais, on n’a qu’à dire que c’est elle ! 😀 )

    1. @ AP : Bonne idée, l’homonyme qui prend les coups pour nous! Je retiens… Il y a eu une petite confusion entre un titre de roman et une émission passionnante sur les trains… Bon, l’important c’est que le livre soit lu et apprécié, hein… Les titres, ça va, ça vient! 😉

      1. « Les titres, ça va, ça vient »… Mais dis-donc, serais-tu comme moi une afficionado de Philémon ?

  2. Bah ça alors, j’ai lu Le coeur régulier (très bof !) la semaine dernière et moi aussi en lisant le début de ton billet, je me suis dit : Encore du Olivier Adam ! Et les extraits que tu mets : on dirait carrément la même plume ! Je passe ! C’est joli sans plus…

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