Les privilèges

Cela faisait longtemps que je n’avais pas joué de ma trompette dissonnante… Le roman Les privilèges, de Jonathan Dee va me donner l’occasion de claironner un peu. Aristocrates de tous bords, bouchez-vous les oreilles, je suis pour l’abolition!

Parfois, la quatrième de couverture en dit trop. Ici, elle dit tout. Lisez-là et vous aurez lu le livre… Dans le concert de louanges qui entoure ce livre, je me sens un peu comme un esquimau avec ses lunettes en bois, seulement munies d’une fente. Et encore… J’ai tourné les pages, tourné l’objet-livre entre mes mains et me suis dit que j’avais dû passer à côté de quelque chose. Peut-être… c’est possible, après tout…

Pour moi, ce livre ne raconte rien. Il dépeint le couple formé par Cynthia et Adam et leur famille. De l’argent, une vie très confortable, le souci permanent du paraître, quelques petites entorses ici ou là. Et puis? Et puis rien… Les privilégiés vivent leur vie et ça s’arrête là.

Alors plutôt que de m’ennuyer jusqu’au bout, j’ai déclaré forfait à la mi-temps. J’ai refermé le livre. Et décidé d’en rester là. Il n’y a pas ce regard critique qu’on aurait pu attendre. Il n’y a pas de fantaisie ni de démesure. Il n’y a rien que du vide, du lisse, du totalement convenu. Il n’y a pas de début, pas de fin. Simplement une grosse tranche de vie d’une famille américaine sans morale et sans gloire… Pour me consoler, j’ai aussitôt entamé un petit Nestor Burma. Au moins, avec lui, on se marre…

28 réflexions sur “ Les privilèges ”

  1. J’adore la conclusion (rien de tel qu’un bon Nestor Burma !) mais bon, à part ça, je zappe donc ce livre qui déjà ne m’attirait pas…Bonne journée

  2. Il continue quand même de m’intéresser, malgré ton coup de clairon dissonant (et comme ce sera un emprunt à la biblio, le risque est minimum … au pire, je fais comme toi et j’abandonne) 😉 Et puis, je ne suis pas fan de Nestor Burma, alors ce n’est pas sur lui que je risque de me rabattre ! mdr !

  3. Je n’avais en effet entendu que de bonnes choses de ce livre, qui disent d’ailleurs ce que tu dis : une description de la classe des privilégiés.

  4. Tu me dissuades de lire la quatrième de couverture, mais pas ce roman, dont j’adore la couverture. Ceci étant, il est bien possible que je partage ton avis, in fine.

  5. Ma foi, c’est parfois un peu inconfortable d’être à contre courant (je l’ai éprouvé) mais quand on juge qu’un auteur n’a rien à dire pourquoi s’ennuyer!
    Dis-moi le bandeau de ton blog est très beau; c’est toi qui a pris cette photo? cela fait très abstrait. C’est de l’eau dans un verre ou sur une vitre?

    1. @ Claudialucia : le bandeau est effectivement issu d’une photo que j’ai prise : des reflets sur le cadre chromé qui entourait le menu d’un restaurant à Noirmoutier! J’aime bien moi aussi ce genre de photo étrange… et je me doutais qu’en tant que mère de photographe, tu ne pourrais pas manquer de le remarquer! 🙂

  6. Moi aussi j’aime quand tu « dissonnes » !^^ Visiblement d’après l’avis du bandeau c’est toi qui t’es trouvée trop distanciée… 😉 Je ne note pas en tout cas, merci…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s