Le cul des anges

La famille « polar » est grande et on y trouve de tout, pour tous les goûts. Ce Cul des anges est un bon cru, bien tannique et noir mais un cru qui vous fera très vite pencher du côté de l’hilarité. J’ai eu, tout au long de la lecture de ce roman, l’impression que l’auteur avait pris le parti d’en rire… et je n’ai pas eu de mal à le suivre dans cette voie…

Il faut dire que sa galerie de personnages est haute en couleurs : un tueur à gages superstitieux, une SDF qui change de prénom plus souvent que de chemise, un trio de méchants qui compte un eczémateux, un artiste à la ramasse et un homme d’affaires amoureux, une beauté astucieuse, une chanteuse éthérée, un grand black en rupture et un papy rangé de la mafia, etc, etc…

Ces hommes et ces femmes vont se croiser autour d’une histoire de pédophiles qui sentent le vent tourner et s’apprêtent à clore leur petite affaire, non sans s’être trahis les uns les autres auparavant… Amour et vengeance seront les maîtres-mots de ces aventures. L’ensemble repose sur une dose de coïncidences hautement improbable et des coups de foudre en chaîne… et pourtant, ça marche. On suit en jubilant ces personnages qui n’oublient jamais de nous faire sourire…

D’aucuns reprocheront au roman de Benjamin Legrand un petit quelque chose, un décalage entre le fond et la forme. Moi, j’ai aimé me laisser porter par cette histoire tantôt loufoque, tantôt émouvante mais jamais complaisante. L’action est menée tambour battant, on ne s’ennuie pas une minute. Le style est au service de l’histoire. En bref, un polar comme j’aimerais en lire plus souvent…

Observant les yeux hallucinés de Lucien, Fernand se dit qu’il a un problème supplémentaire sur les bras. Il n’aurait jamais dû l’emmener. Voilà que ce fada se prend pour un de ces exécuteurs, comme ils disent dans les films américains. Déjà que son petit-fils est mal en point, que sa dulcinée est quasiment en chaleur et que le clébard est aussi incontrôlable qu’un troupeau de sangliers. Décidément, cette nuit est pleine de surprises. Ça doit être la lune, se dit Fernand. Une bonne montée de lune, oui. Mais gare à la descente.

D’autres avis chez : Moisson Noire, Black Novel et Enna.

18 réflexions sur “ Le cul des anges ”

  1. Le cul des anges, quelle irrévérence ma chère ! Le mot pédophilie me ferait plutôt fuir, mais avec ce que tu racontes, je note, si c’est drôle pourquoi s’en priver ?

  2. Il faisait parti de la sélection du prix des lecteurs du Télégramme mais je n’avais pas eu l’occasion de le lire. J’en avais lu beaucoup de critiques négatives mais ton avis donne envie d’aller voir ça de plus près.

  3. J’ai toujours eu du mal avec les romans noirs, polars et autres enquêteurs à la sauce frenchy : je suis trop habituée aux auteurs américains ou anglo-saxon plus largement…
    Bref, pas tentée 🙂

    1. @ Claudialucia : merci pour ce livre voyageur! C’est vraiment sympa. Oui, un polar qui fait rire, c’est assez rare pour être noté… et vraiment, j’ai eu plaisir à le lire!

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