Une douce flamme

Revoici mon Bernie préféré! Après La Trilogie Berlinoise et La mort entre autres, j’ai retrouvé le désormais célèbre ex-flic et détective privé de Berlin dans sa dernière aventure.

Sa précédente enquête l’a mené plus loin qu’il ne l’avait imaginé : en Argentine. Pris en charge par une organisation qui veille à ce que certains potentiels – fussent-ils nazis jusqu’à la moelle – ne soient pas gâchés, il s’installe à Buenos Aires et très vite, il est présenté à Juan Peron. Là, jouant son va-tout, il avoue n’être pas le médecin que sa nouvelle identité a fait de lui mais un ancien flic. Son vrai nom révélé, il est reconnu par le responsable de la police de Peron, le colonel Montalban et aussitôt embauché pour enquêter sur un meurtre particulièrement ignoble et la disparition de la fille d’un banquier très lié au IIIème Reich.

Basé sur un travail de recherche important et très sérieux, Philipp Kerr nous concocte, une fois encore, une histoire à rester réveillé toute la nuit. Dans une Argentine prospère, où Eva Peron joue les dames patronnesses en manteau de fourrure et rivière de diamants, l’auteur brosse à traits précis cette petite communauté allemande, pro-nazie, encore stimulée par la « douce flamme » que certains éprouvaient pour Hitler et dont le gouvernement argentin de l’époque a su tirer profit… Bernie doit, une fois encore, mettre de côté le dégoût profond que ces gens lui inspirent pour faire avancer son enquête et sauver sa peau. Ce faisant, il rencontrera aussi une jolie jeune femme prénommée Anna…

Intrigue solide et multiple, humour ravageur, histoire d’amour, liens avec le passé : tous les ingrédients sont là pour vous faire passer quelques bonnes heures de lecture…

Un dernier opus (pour le moment) à ne rater sous aucun prétexte…

Morceaux choisis

Une jolie maison rose pour le président, une décapotable vert citron pour son directeur de la sécurité et du renseignement. Le fascisme n’avait jamais eu l’air plus pimpant. Les pelotons d’exécution devaient porter des tutus.

Je préfère vous avertir, je suis du genre délicat. Les morgues, je n’apprécie pas trop. Surtout quand il y a des cadavres dedans.

J’ai eu l’occasion d’observer de près les femmes qui pleurent. Dans ma branche, cela va de pair avec la matraque et les menottes. Sur le front de l’Est, en 1941, j’ai vu des femmes qui auraient pu remporter une médaille d’or aux Jeux Olympiques des larmes. Sherlock Holmes a étudié la cendre de cigare et écrit une monographie sur le sujet. Moi, je m’y connaissais en pleurs. Je savais que, quand une femme sanglote, il vaut mieux qu’elle ne soit pas trop près de votre épaule. Ça peut vous coûter une chemise propre.

L’avis de Richard.

Une douce flamme, Philippe Kerr, Editions du Masque.

15 réflexions sur “ Une douce flamme ”

  1. La trilogie berlinoise est arrivée il y a peu dans ma PAL, grâce aux blogs (noooon ???), ne sais quen le lirai mais… j’espère que ça ne tardera pas trop (des promesses, toujours des promesses, oui, je sais…)

    1. @ Anne : eh oui, il y a tant de livres à lire, tant de billets qui mettent l’eau à la bouche… Si tu aimes bien les polars et que tu t’intéresses à l’Histoire, tu devrais trouver un terrain d’entente avec Bernie. 🙂

  2. Bonjour Gwenaëlle,
    Je suis très content que tu apprécies, toi aussi, cet auteur passionnant.
    Merci pour avoir mis le lien en fin de chronique; c,est un geste très gentil !
    Bises
    Amitiés

    1. @ Richard : je crois qu’il y a pas mal de privés ou de commissaires que nous aimons bien tous les deux! 😉 Et de rien pour le lien, c’est normal! A bientôt

  3. Il faut vraiment que je me décide à lire cette série de livres 🙂 A ma dernière vérif à la biblio, ils étaient sortis mais ils sont peut-être rentrés 🙂

  4. « la douce flamme » n’est pas éteinte chez tout le monde, vu l’actualité de la semaine dernière ! Pas encore lu « la trilogie berlinoise », ce n’est pas faute d’en avoir envie, comment je peux faire Mdame ?

    1. @ Aifelle : le contexte actuel n’est pas sans rappeler celui où évolue Bernie entre 1932 et 1950… Bon, tu fais comme tu veux, mais tu LIS cette trilogie! 😉

  5. Un policier de ce genre basé sur une intrigue solide, des recherches sérieuses sur le passé et surtout un humour ravageur, nul doute, il devrait me plaire.

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