Olive Kitteridge

En se promenant à Crosby, le promeneur pourrait croiser Olive Kitteridge. Mais il pourrait rencontrer également Henry, son mari, ou son voisin, sa meilleure amie, l’un de ses anciens élèves… Car si le roman d’Elizabeth Strout a pour titre le nom de sa principale héroïne, il s’attache autant à elle qu’à ceux qui évoluent dans l’univers de cette petite ville du Maine. Ce faisant, le lecteur a davantage l’impression de lire une succession de nouvelles, dont le fil rouge serait Olive Kitteridge, qu’un roman

A travers ces destins qui se nouent, et cheminent parfois ensemble, sur une période de trente ans, l’auteur met en lumière la complexité de la nature humaine, la difficulté des rapports entre hommes et femmes ou entre parents et enfants, la capacité ou non à faire face aux obstacles de la vie. Le personnage d’Olive, qu’elle soit actrice, ou simple figurante de toutes ces histoires, émerge peu à peu. Sous des dehors rugueux et parfois tétanisants, c’est une femme dans toute sa fragilité et sa difficulté à être elle-même qui apparaît. Et chaque histoire la rend un peu plus touchante, un peu plus humaine et très proche de nous, pour finir…

Un roman en forme de fresque, beau, original, à la fois simple et complexe, à l’image de ceux et de celles qu’il décrit…

Aujourd’hui, il est à la retraite mais il se réveille toujours de bonne heure et se rappelle comme il aimait les matins, quand le monde entier semblait lui révéler, à lui seul, son secret. Les roues de la voiture vibraient doucement sous ses pieds, la lumière filtrait à travers les brumes de l’aube, sur sa droite apparaissait brièvement  la baie puis les pins, hauts et sveltes. Il roulait presque toujours vitres baissées car il adorait l’odeur des pins, l’air chargé de sel et, l’hiver, l’odeur du froid.

Merci à Keisha! A lire aussi, l’avis de Claudia Lucia.

Olive Kitteridge, Elizabeth Strout, éditions Ecriture, 22€

13 réflexions sur « Olive Kitteridge »

  1. Tu as aimé, yes! j’adore ce genre de roman subtil, intelligent! Au cas où certains aimeraient le lire, je le fais voyager, et claudia lucia aussi! Tout le monde sera servi! (oui, il va chez clara d’abord)
    Mais j’aime moins le bidule /fenêtre qui s’ouvre quand je veux commenter,alors j’ai sauté quelques lignes… que j’ai enlevées, pfff c’est quoi cette nouveauté?

    1. @ Keisha : pour le bidule, je ne suis pas au courant… Quant à Olive, oui, c’est vraiment un roman original et subtil. A lire d’urgence (tu vois, j’enfonce le clou, si après ça tu n’as pas un déluge de demandes! ;-))

  2. Je n’ai pas vu la fenêtre bidule truc-machin .. J’ai feuilleté le livre en librairie, je le note, mais non non non, je ne veux pas entendre parler de livre-voyageur avant au moins trois mois.

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