Little Bird

Le shérif Walt Longmire, de Durant, dans le comté (fictif) d’Absaroka, n’est pas débordé par le travail. Quelques ivrognes, des querelles de territoire, des touristes perdus dans la montagne… Il a, pour l’aider, trois adjoints, dont Vic, ex-flic spécialisée en balistique à Philadelphie. Entre sa maison où rien n’a vraiment bougé depuis la mort de sa femme et le Red Pony, le bar tenu par son ami Henry Standing Bear, le shérif traîne sa grande carcasse en attendant que le temps passe. Or, voilà qu’il reçoit un appel. On a trouvé un corps, dans les pâturages. Blessure mortelle par balle. Quand le shérif découvre l’identité du mort, il devine qu’il ne s’agit pas d’un accident de chasse. Cody Pritchard était, en effet, un des quatre garçons qui ont violé Little Bird, une jeune fille cheyenne qui vit sur la réserve toute proche. Rapidement, Longmire comprend que les trois autres violeurs sont aussi menacés. Aidés de ses adjoints et de ses amis, il se lance sur la piste du tueur, ce qui ne l’empêche pas, dans le même temps de tenter de nouer une relation avec Vonnie, une femme troublante et riche, au passé incertain…

Craig Johnson, le « père » de Longmire, prend son temps pour raconter cette première histoire avec le shérif en personnage principal. Si la nature est présente, elle ne tient pas le devant de la scène, comme dans les romans de Tapply. Ici, ce sont surtout les personnages qui sont importants. Avec leur passé, leurs idéaux, leur désirs refoulés. Chacun a son importance. Depuis Vic, tête de mule qui jure comme un charretier jusqu’à Oscar, milliardaire mal luné aux pouvoirs illimités…  Tous permettent à l’auteur de jouer de sa palette de couleurs et de sentiments. Entre Blancs et Indiens, tout ne va pas forcément bien. Mais il y a aussi des amitiés indéfectibles, comme entre Walt et Henry… L’humour qui saupoudre l’histoire fait mouche et on se surprend à pouffer à certaines répliques, vraiment bien envoyées! C’est une vraie plongée dans un autre monde qu’on fait en lisant Little Bird, avec un dénouement plus qu’inattendu…

Craig Johnson, Little Bird, Gallmeister

Une passionnante interview de Craig Jonhson chez InColdBlog et l’avis de Saraswati

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